SCENE I. S
M \ DEMOISELLE DEBRIE
Oui. je sais <|iii c'est; mais il y en a quelques -uns (rend»1 eux, je crois, (jur vous auriez peine à contrefaire.
Mo M ÈRE.
Mon Dieu, il n'\ en a point qu'on ne put attraper par quelque endroit . si je les avois bien étudiés! Mais vous mè laites perdre un temps qui nous est cher. Songeons à nous, de grâce, et ne nous amusons point davantage à discourir. (a La Grange.) \ous, prenez garde à bien représenter avec moi votre rôle de marquis.
M \ DEMOISELLE Mo 11 RRE.
Toujours des marquis !
MOLIÈRE
Oui, toujours des marquis. Que diable voulez-vous (pion prenne pour un caractère agréable de théâtre? Le marquis aujourd'hui est le plaisant de la comédie ; et comme, dans toutes les comédies anciennes, on voit toujours un valet bouffon qui fait rire les auditeurs, de même, dans toutes nos pièces de maintenant, il faut toujours un marquis ridicule qui divertisse la compagnie.1
MADEMOISELLE BEJART.
Il est vrai, on ne s'en sauroit passer.
Pour vous, mademoiselle...