‹ Œuvres compláetes (volume 2)Chapitre 105 sur 107 · Chapitre premier page · texte numérisé non relu

Chapitre premier page

On fait voir, dans ce Chapitre , que , si la nature a donné aux divers hommes d'inégales dispositions à l'esprit , c'est en douant les uns préférable ment aux autres d'un peu plus de finesse de sens , d'étendue de mémoire ou de capacité d'attention. La question réduite à ce point simple , on examine dans les Chapitres suivans , quelle influence a sur l'esprit des hommes la différence qu'à cet égard la nature â pu mettre entre eux.

Chap. II. De la finesse des sens 234

Chap. III. De l'étendue de la mémoire 237

Chap. IV. De l'inégale capacité d'attention 246

On prouve , dans ce Chapitre , que la nature a doué tous les hommes , communément bien organisés , du degré d'attention nécessaire pour s^élever aux plus hautes idées : on observe ensuite que l'attention est une fatigue et une peine à laquelle on se soustrait toujours , si l'on n'est animé d'une passion propre à changer cette peine en plaisir ; qu'ainsi , la« question se réduit à savoir si tous les hommes sont , par leur nature , susceptibles de passions assez fortes pour les douer du degré d'attention auquel est attachée la supériorité de l'esprit. C'est pour parvenir à cette connaissance , qu'on examine , dans le Chapitre suivant , quelles sont les forces qui nous meuvent.

Chap. V. Des forces qui agissent sur notre âme 264

Ces forces se réduisent à deux : l'une , qui nous est communiquée par des. passions fortes ; et l'autre , par la haine de l'ennui. Ce sont les effets de cette dernièYe force qu'on examine dans ce Cha» pitre.

Chap. VI. De la puissance des passions pag€ 270

On prouve que ce sont les passions qui nous portent aux actions héroïques , et nous élèvent aux plus grandes idées.

Chap. VII. De la supériorité d'esprit des gens passionnés sur les gens sensés 277

Chap. VIII. On devient stupide dès qu'on cesse d'être passionné 286

Après avoir prouvé que ce sont les passions qui nous arrachent à la paresse ou à l'inertie, et qui nous douent de cette continuité d'attention nécessaire pour s'élever aux plus hautes idées , il faut ensuite examiner si tous les hommes sont susceptibles de passions et du degré de passion propre à nous douer de cette espèce d'attention. Pour le découvrir, il faut remonter jusqu'à leur origine.

Chap. IX. De l'origine des passions 292

L'objet de ce Chapitre est de faire voir que toutes nos passions prennent leur source dans l'amour du plaisir ou dans la crainte de la douleur , et par conséquent dans la sensibilité physique. On choisit pour exemples en ce genre les passions qui paraissent les plus indépendantes de cette sensibilité , c'est-à-dire , l'avarice, l'ambition , l'orgueil et l'amitié.

Chap. X. De l'avarice 296

On prouve que cette passion est fondée sur l'amour du plaisir et la crainte de la douleur } et l'on fait voir comment , en allumant en. nous la soif des plaisirs , l'avarice peut toujours nous en priver.

Chap. XI. De l'ambition 3oo

Application des mêmes principes , qui prouvent que les mêmes motifs qui nous font désirer les richesses , nous font rechercher les grandeurs .

Chap. XII. Si , dans la poursuite des grandeurs , on ne cherche qu'un moyen de se soustraire à la douleur , ou de jouir du plaisir physique , pourquoi le plaisir échappe-t-il si souvent à l'ambitieux 3o6

On répond à cette objection , et l'on prouve qu'à cet égard il en est de l'ambition comme de l'avarice.

Chap. XIII. De l'orgueil 3i2

L'objet de ce Chapitre est de montrer qu'on ne désire d'être estimable que pour être estimé 5 et qu'on ne désire d'être estimé, que pour jouir des avantages que l'estime procure 3 avantages qui se réduisent toujours à des plaisirs physiques.

Chap. XIV. De l'amitié 3i8

Autre application des mêmes principes.

Chap. XV. Que la crainte des peines ou le désir des plai-

TABLE SOMMAIRE. 5g3

sirs physiques peuvent allumer en nous toutes sortes

de passions : page 328

Après avoir prouve , dans les Chapitres pre'cédens , que toutes nos passions tirent leur origine de la sensibilité physique ; pour confirmer cette vérité' , on prouve , dans ce Chapitre , que , par le secours des plaisirs physiques, les législateurs peuvent allumer dans les cœurs toutes sortes de passions. Mais , en convenant que tous les hommes sont susceptibles de passions , comme on pourrait supposer qu'ils ne sont pas du moins susceptibles du degré de passion nécessaire pour les élever aux plus hautes idées , et qu'on pourrait apporter en, exemple de cette opinion l'insensibilité de certaines nations aux passions de la gloire et de la vertu , on prouve que l'indifférence de certaines nations , à cet égard , ne tient qu'à des causes accidentelles , telles que la forme différente des gouvernemens.

Chap. XVI. A quelle cause on doit attribuer l'indifférence de certains peuples pour la vertu 334

Pour résoudre cette question , on examine dans chaque homme le mélange de ses vices et de ses vertus , le jeu de ses passions , l'idée qu'on doit attacher au mot vertueux ; et l'on découvre que ce n'est point à la nature , mais à la législation particulière de quelques empires , qu'on doit attribuer l'indifférence de certains peuples pour la vertu. C'est pour jeter plus de jour sur cette matière , que l'on considère en particulier , et les gouvernemens despotiques , et les états libres , et enfin les différens effets que doit produire la forme différente de ces gouvernemens. On commence parle despotisme ; et, pour en mieux connaître la nature , on examine quel motif allume dans l'homme le désir effréné du pouvoir arbitraire.

Chap. XVII. Du désir que tous les hommes ont d'être despotes , des moyens qu'ils emploient pour y parvenir , et du danger auquel le despotisme expose les rois 345

Chap. XVIII., Principaux effets du despotisme 352

On prouve , dans ce Chapitre , que les vizirs n'ont aucun intérêt de s'instruire , ni de supporter la censure ; que ces vizirs , tirés du corps des citoyens , n'ont , en entrant en place , aucuns principes de justice et d'administration , et qu'ils ne peuvent se former des idées nettes de la vertu.

Chap. XIX. Le mépris et l'avilissement où sont les peuples , entretiennent l'ignorance des vizirs ; second effet du despotisme 358

Chap. XX. Du mépris de la vertu , et de la fausse estime qu'on affecte pour elle '? troisième effet du despotisme. 362 On prouve que , dans les empires despotiques , on n'a réellement que du mépris pour la vertu , et qu'on n'en honore» que le nom.

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