Chapitre premier. Nul ne reçoit la même éducation.... i
Chap. II. Du moment où commence l'éducation i4
Chap. III. Des instituteurs de l'enfance i5
Ces instituteurs ne sont précisément les mêmes pour personne ; nul 7 par conséquent , ne peut avoir le même esprit.
Les mêmes objets excitent quelquefois en nous une sensation différente.
Chap. IV. De la différente impression des objets sur nous. 18 Chap. V. De l'éducation des collèges 19
Elle n'est pas la même pour tous.
Chap. VI. De l'éducation domestique 20
Elle n'est la même pour aucun.
Chap. VII. De l'éducation de l'adolescence 22
Cette éducation, plus dépendante du hasard que celle de l'enfance, est par conséquent encore moins la même pour chacun.
Chap. VIII. Des hasards auxquels nous devons souvent les hommes illustres 26
Il est des bornes à mettre à l'empire du hasard.
Tous les préceptes de l'éducation présentent une contradiction.
6l8 TABLE SOMMAIRE.
Chap. IX. Des causes principales de la contradiction des
préceptes sur l'éducation page 33
Chap. X. Exemple des idées ou préceptes contradictoires
reçus dans la première jeunesse 41
Cette contradiction est l'effet de l'opposition qui se trouve entre l'in-
te'rét des prêtres et celui des peuples. Toute fausse religion est ennemie du bien public.
Chap. XI. Des fausses religions 49
Entre les fausses religions , on doit compter le papisme.
Chap. XII. Lé papisme est d'institution humaine 5o
Le papisme est une religion locale $ on en peut concevoir une qui devienne universelle.
Chap. XIII. De la religion universelle. . . . . 54
Une telle religion est simple , et n'est autre chose que la meilleure législation possible.
Il n'en est pas de même des religions à mystères. Quelles sont celles dont l'établissement serait le moins funeste ?
Chap. XIV. Des conditions sans lesquelles une religion est destructive du bonheur national 5y
Chap. XV. Parmi les fausses religions , quelles ont été les moins nuisibles au bonheur des sociétés 63
Il résulte des diverses questions traitées dans ce Chapitre et les pre'cédens , qu'en supposant dans tous les hommes une e'gale aptitude à l'esprit , la seule différence de leur e'ducalion en produirait nécessairement une grande dans leurs idées et leurs talens.
D'où je conclus que l'inégalité' actuelle aperçue entre tous les esprits ne peut être regarde'e, dans les hommes communément bien organisés , comme une preuve démonstrative de leur inégale aptitude à en avoir.
section ri.
TOUS LES HOMMES COMMUNEMENT BIEN ORGANISÉS ONT UNE ÉGALE APTITUDE A L'ESPRIT.
Chapitre premier. Toutes nos idées nous viennent par les sens : en conséquence , on a regardé l'esprit comme un effet de la plus ou moins grande finesse de l'organisation. 70 Pour prouver la fausseté de cette opinion , il faut avoir une idée nette du mot esprit , et pour cet effet le distinguer de ce qu'on appelle âme.
Chap. II. Différence entre l'esprit et l'âme 73
Chap. III. Des objets sur lesquels l'esprit agit 82
Chap. IV. Comment l'esprit agit page 83
Toutes ses ope'rations se réduisent à l'observation des ressemblances et des différences , des convenances et des disconvenances des divers objets entre eux et avec nous.
Tout jugement prononcé d'après la comparaison des objets physiques n'est qu'une pure sensation ; il en est de même de tout jugement porte' sur les idées abstraites, collectives , etc.
Chap. V. Des jugemens qui résultent de la comparaison
des idées abstraites , collectives , etc 85
Cette comparaison suppose attention , peine , par conséquent intérêt pour se la donner.
Chap. VI. Point d'intérêt , point de comparaison des objets entre eux. 8g
Tout intérêt prenant sa source dans la sensibilité pbysique , tout dans l'homme se réduit à sentir.
Chap. VII. La sensibilité physique est la cause unique de nos actions, de nos pensées, de nos passions, et de notre sociabilité g3
Chap. VIII. De la sociabilité loi
Chap. IX. Justification des principes admis dans le livre de l'Esprit • 1 06
Chap. X. Les plaisirs des sens sont , à l'insu même des nations , leurs plus puissans moteurs 109
La supériorité des esprits est indépendante , et de la plus ou moins
grande finesse des sens , et de la plus ou moins grande étendue de ia
mémoire.
Chap. XI. De l'inégale étendue de la mémoire 1 13
La grande mémoire ne constitue pas le grand génie. Chap. XII. De l'inégale perfection des organes des sens. . n5 Ce n'est point à leur extrême finesse qu'est attachée la plus ou moins
grande supériorité des esprits.
En fait de sensations , si les hommes diffèrent , ce n'est du moins que
dans la nuance de ces mêmes sensations.
Chap. XIII. De la manière différente de sentir 120
Chap. XIV. La petite différence aperçue entre nos sensations , n'a nulle influence sur les esprits 127
Chap. XV. De l'esprit i3o
Des idées qu'on doit attacher à ce mot.
Chap. XVI. Cause de la différence d'opinions en morale , politique et métaphysique i33
Cette différence est l'effet de la signification incertaine et vague des mots. Je choisis pour exemple ceux de bon , d'intérêt et de vertu.
Chap. XVII. Le mot vertu ne rappelle au clergé que l'idée
de sa propre utilité Page *45
Chap. XVIII. Des idées différentes que les divers peuples
se sont formées de la vertu i5o
Chap. XIX. Il est un seul moyen de fixer la signification
incertaine des mots i56
Il n7y a qu'une nation qui puisse faire usage de ce moyen.
Il consiste à consigner dans un dictionnaire l'idée pre'cise de chaque
mot.
Les mots une fois définis, les propositions de morale , de politique et de métaphysique , deviendraient aussi démontrables que les vérités géométriques.
Les hommes , adoptant alors les mêmes principes , parviendraient d'autant plus sûrement aux mêmes conséquences , que la combinaison des mêmes objets , ou dans le monde physique , comme le prouve la géométrie , ou dans le monde intellectuel , comme le prouve la métaphysique , leur a toujours donné les mêmes résultats.
Chap. XX. Les excursions des hommes et leurs découvertes dans les royaumes intellectuels ont toujours été à peu
près les mêmes i5$
Contes des Fées , première preuve de cette vérité. Contes philosophiques , seconde preuve de cette vérité. Contes religieux, troisième preuve de cette vérité. Tous ces divers contes ont conservé entre eux la plus grande ressemblance.
Chap. XXI. Impostures des ministres des fausses religions.. 168 Elles ont partout été les mêmes ; les prêtres ont, par les mêmes moyens , partout accru leur puissance.
Chap. XXII. Uniformité des moyens par lesquels les ministres des fausses religions conservent leur autorité. . 175 Il résulte de la comparaison des faits cités dans cette Section , que la finesse plus ou moins grande des sens ne changeant en rien la proportion dans laquelle les objets nous frappent, tous les hommes communément bien organisés ont une égale aptitude à l'esprit : vérité facile à prouver par un autre enchaînement de propositions.
Chap. XXIII. Point de vérifcé qui ne soit réductible à un fait i83
Tout fait simple est à la portée des esprits les plus communs ; en conséquence , il n'est point de vérité , soit découverte , soit à découvrir , à laquelle ne puissent atteindre les hommes communément bien organisés.
Chap. XXIV. L'esprit nécessaire pour saisir les vérités déjà connues suffit pour s'élever aux inconnues 189
Si tous les hommes communément bien organisés peuvent percer jusques aux plus hautes vérités, tous par conséquent ont une égale aptitude à l'esprit.
Telle est la conclusion de la seconde Section.