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SECTION IV

LES HOMMES COMMUNEMENT BIEN ORGANISÉS SONT TOUS SUSCEPTIBLES DU MEME DEGRÉ DE PASSIONS : LEUR FORCE INÉGALE EST TOUJOURS EN EUX L'EFFET DE LA DIFFÉRENCE DES POSITIONS OU LE HASARD LES PLACE : LE CARACTÈRE ORIGINAL DE CHAQUE HOMME (COfflllie l'observe

Pascal) n'est que le produit de ses premières habitudes.

Chapitre premier. Du peu d'influence de l'organisation et du tempérament sur les passions et le caractère des hommes , 20 1

Chap. II. Changemens survenus dans le caractère des nations : quelles causes les ont produits 2o3

Chap. III. Changemens survenus dans le caractère des

particuliers • 209

Ils sont l'effet d'un changement dans leur position , dans leur intérêt ,

et dans les idées qu'en conse'quence leur suggère le sentiment de l'amour d'eux-mêmes.

Chap. IV. De l'amour de soi page 21 *

Ce sentiment, effet nécessaire de la sensibilité physique, est commun à tous les hommes ; il allume en tous le désir du pouvoir. Ce désir, comme je le montre dans les Chapitres suivans , y engendre l'envie , l'amour des richesses , des honneurs , de la gloire , de la considération, de la justice, delà vertu, de l'intolérance, enfin toutes les passions factices dont l'existence suppose celle des sociétés.

Ces diverses passions , propres à mettre eu action l'égale aptitude que tous les hommes ont à l'esprit, ne sont réellement en eux que le désir du pouvoir déguisé sous des noms différens.

Chap. V. De l'amour des richesses et de la gloire 21 3

Effet immédiat du pouvoir.

Chap. VI. De l'envie 2i5

Effet immédiat de l'amour du pouvoir.

Chap. VII. De la justice. 222

Chap. VIII. De la justice considérée dans l'homme de la nature 223

Chap. IX. De la justice considérée dans l'homme et les peuples policés 226

Chap. X. Le particulier , comme les nations , n'estime dans la justice que la considération et le pouvoir qu'elle lui procure 23o

Chap. XI. L'amour du pouvoir , dans toute espèce de gouvernement , est le seul moteur des hommes 234

Chap. XII. De la vertu 239

Effet immédiat de l'amour du pouvoir.

Chap. XIII. Manière dont la plupart des Européens considèrent la vertu , 242

S'ils l'honorent dans la spéculation , c'est un effet de leur éducation. S'ils la méprisent dans la pratique , c'est un effet de la forme de leur

gouvernement.

Leur amour pour la vertu est toujours proportionné à l'intérêt qu'ils ont de la pratiquer. D'où il suit que c'est toujours au désir du pouvoir et de la considération qu'il faut rapporter l'amour pour la vertu.

Chap. XIV. L'amour du pouvoir est, dans l'homme, la disposition la plus favorable à la vertu 245

Chap. XV. De l'intolérance civile , 246

Effet immédiat de l'amour du pouvoir.

Cette intolérance présage la ruine des empires.

Chap. XVI. L'intolérance est souvent fatale aux princes. page 25o

Chap. XVII. La flatterie n'est pas moins agréable aux peuples qu'aux souverains ^55

Cfiap. XVIII. Intolérance religieuse 259

Effet immédiat de l'amour du pouvoir.

Chap. XIX. L'intolérance et la persécution ne sont pas de commandement divin 264

Chap. XX. L'intolérance est le fondement de la grandeur du clergé ■ 269

Chap. XXI. Impossibilité d'étouffer dan6 l'homme le sentiment de l'intolérance ; moyen de s'opposer à ses effets. 2y5 On peut , d'après ce que j'ai dit , tirer cette conclusion ; c'est que toutes les passions factices ne sont proprement en nous que l'amour du pouvoir déguisé sous des noms diffe'rens , et que cet amour de la puissance n'est lui-même qu'un pur effet de la sensibilité' physique.

Chap. XXII. Généalogie des passions 280

Il suit de cette ge'ne'alogie que tous les hommes communément bien

organisés sont susceptibles de l'espèce de passion propre à mettre en

action l'égale aptitude qu'ils ont à l'esprit. Mais ces passions peuvent-elles s'allumer aussi vivement dans tous ? Ma

réponse à cette objection , c'est qu'une passion , telle , par exemple ,

que l'amour de la gloire, peut s'exalter dans l'homme au même degré

de force que le sentiment de l'amour de lui-même.

Chap. XXTII. De la force du sentiment de l'amour de soi 281

La force de ce sentiment est , dans tous les hommes , plus que suffisante pour le douer du degré d'attention qu'exige la découverte des plus hautes vérités.

Chap. XXIV. Des grandes idées , effet de la constance dans

l'attention 284

Il résulte de cette Section que l'inégalité des esprits ne peut être , dans les hommes communément bien organisé , qu'un pur effet de la différence de leur éducation , dans laquelle diflérence je comprends celle des positions où le hasard les place.

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