SECTION IX
DE LA POSSIBILITÉ d'iNDIQUER UN BON PLAN DE LEGISLATION, ET DIS DIFTÉB.ENS OBSTACLES QUI SUPPOSENT SOUVENT A SA PUBLICATION.
Chapitre premier. De la difficulté de tracer un bon plan de législation ^$5
Chap. II. Des premières questions à se faire lorsqu'on
veut donner de bonnes lois 4^4
Les récompenses accordées aux talens et aux vertus, fût-ce un luxe de plaisir , ne corrompront jamais les mœurs.
Chap. III. Du luxe de plaisir 492
Tout plaisir décerné par la reconnaissance publique fait chéri
63ô TABLE SOMMAIRE.
vertu, fait respecter les lois, dont le renversement, comme quelquesuns le prétendent, n'est point l'effet de l'inconstance de l'esprit humain.
Chap. IV. Des vraies causes des changemens arrivés dans
les lois des peuples Page 49^
Ces changemens y sont toujours l'effet et de l'imperfection de ces mêmes lois, et de la ne'gligence des administrateurs, qui ne savent ni contenir l'ambition des nations voisines par la terreur des armes , ui celle de leurs concitoyens par la sagesse des règlemens ; qui d'ailleurs, élevés dans des pre'juge's dangereux, favorisent l'ignorance des vérite's dont la révélation assurerait la félicite' publique.
Cijap. V. La révélation de la vérité n'est funeste qu'à celui
qui la dit 5oi
Chap. VI. La connaissance de la vérité est toujours utile. 5o3 Chap. VII. La révélation de la vérité ne trouble jamais
les empires 5o5
La lenteur de ses progrès cite'e en preuve de cette assertion.
Chaq. VIII. De la lenteur avec laquelle la vérité se propage 5o8
Il n'est point de forme de gouvernement où sa connaissance puisse être dangereuse.
Chap. IX. Des gouvernemens 5 1 1
Chap. X. Dans aucune forme de gouvernement le bonheur
du prince n'est attachée au malheur des peuples 5i5
Chap. XI. On doit la vérité aux hommes 52o
L'obligation de la dire suppose le libre usage des moyens de la découvrir, et par conséquent la liberté de la presse.
Chap. XII. De la liberté de la presse 52 1
Privées de cette liberté , les nations croupissent dans l'ignorance.
Chap. XIII. Des maux que produit l'indifférence pour la vérité 523
Chap. XIV. Le bonheur de la génération future n'est jamais
attaché au malheur de la génération présente 52Ô
Une telle supposition est absurde ; les gouvernemens doivent d'autant plus exciter les hommes à la recherche de la vérité , qu'ils y sont en général plus indifférens.
Chap. XV. Les mêmes opinions paraissent vraies ou fausses
selon l'intérêt qu'on a de les croire telles ou telles 52g
L'intérêt ferait nier au besoin la vérité des démonstrations géométriques.
Chap. XVI. L'intérêt fait estimer en soi jusqu'à la cruauté qu'on déteste dans les autres « 53 r
Chap. XVII. L'intérêt fait honorer le crime. Page 532
Chap. XVIII. L'intérêt fait des saints 534
Chap. XIX. L'intérêt persuade aux grands qu'ils sont d'une espèce différente des autres hommes 538
Chap. XX. L'intérêt fait honorer le vice dans un protecteur 539
Chap. XXI. L'inlérêt du puissant commande plus impérieusement que la vérité aux opinions générales 540
Cet intérêt les forme , et peut tout.
Chap. XXII. Un intérêt secret cacha toujours aux parlemensla conformité de la morale des jésuites et du papisme 542
Chap. XXIII. L'intérêt fait nier journellement cette maxime : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit 544
Chap. XXIV. L'intérêt dérobe à la connaissance du prêtre honnête homme les maux produits par le papisme. . . . 5^6 De toutes les religions , c est la plus intolérante.
Chap. XXV. Toute religion intolérante est essentiellement
régicide 548
Son intole'rance suppose en elle le de'sir de re'gner sur les peuples et sur les rois.
Chap. XXVI. Des moyens employés par l'Église pour
s'asservir les nations 55i
Chap. XXVII. Des temps où l'Église catholique laisse reposer ses prétentions 552
Chap. XXVIII. Du temps où l'Église fait revivre ses prétentions 555
Chap. XXIX. Des prétentions de l'Église prouvées ]3ar le
fait ibid.
Chap. XXX. Des prétentions de l'Église prouvées par le
droit 55j
Chap. XXXI. Des moyens d'enchaîner l'ambition ecclésias-
que 56o
Le tolérantisme seul peut la contenir ; lui seul peut , en e'clairant les esprits, assurer le bonheur et la tranquillité des peuples, dont le caractère est susceptible de toutes les formes que lui donnent les lois , le gouvernement , et surtout l'éducation publique.