APPROBATIONS
De horum scriptorum omnium revisione actum fuit in ordinariis Sacrorum Rituum Congregationis Comitiis, ad Vaticanum subsignata die habitis. Eminentissimi porro et Reverendissimi Patres sacris tuendis Ritibus præpositi, ad relationem Eminentissimi et Reverendissimi D. Card. Joannis Baptistæ Pitræ, Causæ Ponentis, scripta accurata Theologica Censura communita proponentis, post auditum voce et scripto R. P. D. Laurentium Salvati S. Fidei Promotorem, decernendum statuerunt: Nihil obstare quominus procedi possit ad ulteriora... Die 7 decembris 1878. N
Facta postmodum de præmissis SS*° Domino nostro Leoni Papæ XIIl.per infrascriptum Secretarium relatione, Sanctitas Sua sententiam Sacræ ipsius Congregationis , ratam habuit et confirmavit. Die 19 iisdem mense et anno.
D. Car. BarTuozNIUS, S. À. C. Præf. :
Pcacpus Rozzr, S. À. C. Secret. .
* Après avoir fait, examiner l’ensemble des OEuvres du Vénérable Jean Eudes, éditées avec des introductions et des notes,
j'en autorise la publication.
Paris, 21 février 1905, f Ace LE Doré,
Supér. de la Cong. de Jésus et Marie.
Imprimatur.
Parisiis, die 24 februarii, 1905.
G. LEFÈBVRE, Vic. gén.
En rééditant le Royaume de Jésus en 1548, le ‘P. Eudes y inséra, dans la VI Partie, avant l’Exercice pour la sainte Messe, ce qu'on a appelé depuis un « traité » sur l'honneur dû aux lieux saints. On le retrouve dans la plupart des éditions publiées par le Vénérable. Il fait défaut dans toutes les éditions modernes.
IL faut avouer, du reste, que ce traité contraste singulièrement, pour le fond comme pour la forme, avec le Royaume de Jésus.
Ce livre, on le sait, s'adresse aux âmes pieuses. C'est un manuel d'initiation à la vie intérieure. II se compose surtout d'exercices destinés à aider les âmes à s’unir à Jésus par limitation de ses vertus, la participation à ses mystères, et spécialement par “l'amour de son tout aimable Cœur. Le style en est sobre et précis. C'est le langage doux et fort qui convient à une piété aussi tendre qu’ardente.
Le Traité de l'honneur dû aux lieux saints est, au contraire, presque d’un bout à l’autre, une véhémente sortie contre la profanation des églises et des cimetières. Il vise les chrétiens sans piété auxquels l’auteur reproche leurs sacrilèges dans des apos-
trophes indignées.' C'est un écho des paroles foudroyantes que le P. Eudes fit entendre dans diverses missions, dans celle de Beaune par exemple’, contre
1 Cf. Martine, Vie du .P. Eudes, I, p. 273.
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