‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 2)Chapitre 129 sur 208 · CHAPITRE, SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE, SIXIÈME

E- C'x été pour louusles hommes en générat, et pour anen particulier.

— Est-il mort pour les pauvres et pour les petits, si bien que pour les riches et pour les: grands ? R. — Tout de-même. j .

D — S'il n'y avait eu que vous seul'en terre, se sermit- Mincarné et serait-il mort aussi bien pour vous seit, comme Ma fait pour tout le mondé? 3 R. — Oui sans doute, et il est encore prêt maintenant tire et dé souffrir pour chacun de nous en particulier, cela était nécessaire, ce qu'il à fait et souffert pour les hommes en général.

D. — Que devons-nous faire pour lui, après qu'il a des choses si grandes pour nous ?

R. — Nous devons avoir une très grande crainte de offenser, et un soin très particulier de garder tous ses mmandements,-et de le servir et honorer en‘toutes les inières qu'ils nous sera possible. :

D: — Vous avez dit pour qui ; mais dites-moi maintenb pourquoi est-ce que Notrr-Seigneur est venu en ce inde, et a répandu son sang en la croix? à à. — Pour nous racheter de l'enfer et nous ouvrir le dis. ee D: — S'il n’était point mort pour nous, aurions-nous é damnés. ?

R. — Oui, car nous appartenions à Satan.

Rigoureusement parlant, là damnation n'implique que le privade la vision! intuitive de Dieu, qui dans l’ordre actuel est la nde l'homme. Dès lors, les enfants qui meurent sans baptème, uand même ils jouiraient d'un certain bonheur naturel, comme on pense assez ordinairement, n'en sont pas moins damnes. « In hoc dine Deus non præstituit hominibus alium finem nisi supernatu- ; unde qui hoc fine excedit, privatur beatitudine a Deo ordiita, rer est a suo fine TO affectus culpa indelebili, vere, énatus. » Pesch, Prætectiones dogmaticæ, tom 3, n. 287. La ëstion de la peine due au péché originel dans l’autre vie a d’ailrs recu des solutions diverses. Plusieurs Pères de l'Eglise latine plusieurs théologiens, notamment les Augustiniens, et au temps

D. — À quiesl-ce maintenant que nous appartenb ns

©R. — A Jésus-Christ Notre-Seigneur, puisqu'il im 2 rachetés. un | D. — À quel prix nous a-t-il rachetés ? -4

R. — Au prix de son sang, de sa vie, et de mille ments. ‘100

D. — Que s’ensuit-il de là ? | R. — Que nous ne devons êtré, ni vivre, ni | penser} dire, ni faire aucune chose que pour lui. | D. — Si nous faisons autrement, que méritons-nous ? R. — L’enferet la damnation éternelle. 4

CHAPITRE VII. £ De la vie de Jésus. 4 D. — Quel est le Père de tous les chrétiens ? À R. — C'est Notre-Seigneur Jésus-Christ. : 4 D. — Pourquoi:

R. — Parce qu’il nous a donné l’être et la vie par È sang et sa mort. : L D. — Les chrétiens sont-ils obligés de connaître la de Jésus-Christ ? |

R. — Oui, autrement il ne les connaîtra point pour s enfants à l'heure de la mort. À D. — Quelest le plus grand péché des chrétiens ? © R. — C'est l'ingratitude horrible dans laquelle À vivent au regard de leur Père, qui est Jésus. |

‘4 du P. Eudes, le P. Petau. ont pensé que le péché originel non effa serait puni dans l’autre vie de peines sensibles quoique très lé gère Nous avonsdit, dans l’/ntroduction au Royaume de Jésus,que le P.Eud étend aussi loin que lepermet l’orthodoxie les conséquences du éel originel, et que sur cette question il incline vers les théories gustiniennes qui étaient très en faveur de son temps. Est-ce: ici cas ? Nous ne voudrions ni le nier, ni l'uffirmer catégoriquement:

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