CHAPITRE NEUVIÈME | AA
| D. — Quoi donc ?
: R* — Cen’est rien que du vin qu'on donne, pour aider à avaler plus aisément la sainte hostie.
D. — Æn vertu de quoi les précieux Corps ël Sang du Fils de Dieu sont-ils en la sainte Eucharistie ?
R. — En vertu des paroles sacrées, qui sont proférées par la bouche: du prêtre.
D. — Comment cela se peut-il faire ?
R. — Par la toute-puissance de Dieu, à qui rien n'est
impossible.
D. — Croyez-vous bien assurément tout cela ?
R. — Oui, je le crois très assurément.
D. — Pourquoi?
R. — Parce que Dieu l'a dit, et qu'ilest tout-puissant pour le faire.
D. — Voudriez-vous bien signer celle créance-là de votre sang, el mourir pour cela?
R. — Très volontiers et de tout mon cœur, moyennant la grèce de mon Dieu, et je m'en tiendrais bien heureux !
D. — Pourquoi est-ce que Notre-Seigneur q voulu se renfermer ainsi dans le Saint-Sacrement ?
R. — C'est afin que, pat ce moyen, ilsoit toujours avec
nous, qu'il vienne loger dans nos cœurs, et qu'il soit notre vie, notre force, notre satisfaction, notre consolation, notre trésor, notre paradis et notre tout. +