CHAPITRE TREIZIÈME
à — Rien du bas, il fant dire : Je Le rare au nom du Père, etc. :
D. — Sion disait : Je te baptise au nôm de Jésus-Christ bde la sainte Vierge, que serait-ce ?
R.— Ce ne serait rien faire.
D. — Si on disait : Je te baptise au nom du Père, et du ils, et de la Vierge Marie, le baptême serait-il bon ? ‘ MR. — Point du tout, car il faut baptiser au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
“D. — Pourquoi?"
…R. — Parce que Notre-Seigneur l’a ainsi commandé. D. — Si on versait l'eau sans dire les paroles, ou bien on disait les paroles sans verser l'eau, cela serait-il bon ? —R. — Nullement, l’un sans l’autre ce n'est rien : il faut verser l'eau et dire les paroles au même lemps, ou qu'il Wait peu de distance entre l’un et l'autre.
D.:— Quelle intention faut-il avoir en baptisant ? uR..— 11 fautavoir l'intention de baptiser suivant l'intention de Notre-Seigneur et de son Église.
"D. — Quelle profession avons-nous faite au Baptème ? …R. — Nous avons tous fait profession publique et solennelle de renoncer à Satan, à ses pompes et à ses æuvres,et d'adhérer à Jésus- Christ. comme les membres à leur chef.
D. — Qu'est-ce que renoncer aux pompes de Satan?
aximes damnables, et aux vices, vanilés et folies du onde.
D. — Qu'est-ce que renoncer aux œuvres de Satan ? R. — C'est renoncer à toutes sortes de péchés.
D. — Qu'est-ce de faire profession d'adhérer à Jésushrist, comme les membres à leur chef ?. |
e vivre de sa vie, et d’imiter ses vertus et ses œuvres.
R.:— C'estrenoncer au monde, c'est-à-dire aux ioiset *
R.:— C'estfaire profession d'être animés de son esprit, -
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D. —: Que dites-vous d’un chrétien qui mène une vie loue contraire à cel ? . | Li R. — C'est un apostat devant Dieu: car il a renoncé”
par sa vie et par ses œuvres, à sa proféssion et à & religion. \
D. — Voulez-vous être un apostat ? AY NE R. — Dieu m'en veuille garder, et m'envoie. plutôt El mort.
— Pensez done souvent à la profession que vous avez faite au Baptème, et menez une vie de: chrétien, fu yant toute sorte de mal, vous exercant en toutes sortes de | bonnes œuvres. : %
D. — Mais savez-vous bien combien il y a de sortes de bonnes œuvres ?
R. — Oui, il y en a trois : Oraison, Jetine et Aumône»
D. — Combien y a-t- d'œuvres de miséricorde corpor relles: ?
R. — Sept : 1. Donner à manger à ceux qui ont faim
2. Donner à boire à ceux qui ont soif : 3. Revêtir les nus 4. Racheter les prisonniers ; 5. Visiter les malades ; 6 Loger les pèlerins et étrangers ; 7. Ensevelir les morts. D. — Combien y a-t-il d'œuvres de miséricorde spiri tuelles ?
R. — Sept : 1. Donner bon conseil; 2. Enseigner les" ignorants : 3. Corriger les défaillants; 4 Consoler les affligés ; 5. Pardonner les offenses ; 6. Supporter les défauts d'autrui ; 7. Prier pour les vivants et les trépassés. | D. — A qui est-ce d'exercer toutes ces bonnes œuvre corporelles et spirituelles ?
R. — C'est l'office et le métier principal, et ce doitétre . l'exercice ordinaire de tous les chrétiens, de quelque 2 condition qu'ils soient.
D. — Est-ce assez de faire ces bonnes œuvres-là? R. — Non, mais illes faut bien faire, c'est-à-dire pou“ plaire à Dieu, pour son pur amour et pour sa seule gloire.
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