CHAPITRE XV
De la Pénitence.
D. — Qu'est ce que la Pénitence ?
… R. — C’est un sacrement auquel les péchés dans lesuels nous sommes tombés après le baptème, et que nous avons confessés et détestés, nous sont remis par l’abso-. lution que le prêtre nous en donne.
D. — En quoi consiste la matière de ce sacrement ? — En trois choses. D. — Qui sont-elles ?
R. — La contrition, la confession et la satisfaction. D. — Quelle est la forme de ce sacrement ?
+ R.— Ce sont les saintes paroles de l’absolution qui sont prononcées par le prêtre.
D. — Les prêtres étant hommes el pécheurs, peuvent-ils bien nous remettre nos péchés ?
R. — Oui, ils le peuvent, en l’autorité et par la vertu du précieux sang du Fils de Dieu.
D. — Qui leur a donné ce pouvoir ? ”
R. — Ca été Notre-Seigneur Jésus-Christ, lorsqu'il a
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dit, parlant à tous les prèties < Ceux dont vous remet les péchés, ils seront remis ; et ceux à qui vous Les drez, ls seront retenus. |
D. — Ce sacrement est-il bien nécessaire ?
R — Tellement nécessaire,que lapremière chose Notre-Seigneur a préchée, et qu'il a commandé à Apôtres de prêcher, ç'a été la Pénitence :; et qu'il no a dit, parlant à tous les pécheurs: Si vous ne faites pé
tence, vous périrez tous ?. .
D. — Quels sont les effets de la Pénitence ?
R. — Elle ressuscite les morts,les faisant passer de mort du péché à la vie éternelle.
D. — Quoi encore ? | R. — D'ennemis de Dieu que nous étions, elle noëi
rend ses amis : d'enfants de Satan, enfants du P& : éternel ; de membres de Lucifer, membres de Jésus: Christ.
D. — Quelles sont les dispositions avec lesquelles faut se préparer à recevoir ce sacrement ?
R. — Il y en a trois principales.
D. — Quelle est la première ?
R. — Cest de prier Dieu avec grand soin et instan
qu'il nous donne le vrai esprit de pénitence. c'est-à un esprit d’humilité, de contrition, de haine du péché de résolution puissante de nous convertir panfaitemen
D. — Quelle est la seconde ? De
R. — C'est denous regardercommecriminels-de lès majesté divine, et devenir à ce sacrement, mon pas potË nous justifier et excuser, mi même pour chercher notre propre satisfaction et soulagement par la décharge di nospéchés ; mais pour nous confondre, humilieret con damner, et pour prendre vengeance surnous des injure
« Quorum remiseritis peccata, ge: -eis, «et quorum rel nueritis retenta sunt. » Joun, XX, 2 ? « Si pœnitentiam non egeritis, + similiter PerBites » ‘Lu: XII, 5.
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… que nous avons faites à Dieu par nos crimes, et par ce moyen lui donner gloire etcontentement.
D..— Quelle est la troisième ?
R. — C'est de se mettre aux pieds du prètre comme “ aux pieds de Jésus-Christ, duquel il représente la personne, dont il exerce le jugement ; et tâcher de se pré- 'senter au sacré tribunal de la pénitence volontairement et par amour, avec la même humilité, respect et soumission d'esprit et de volonté, avec laquelle il faudra paraître nécessairement devant le tribunal épouvantable du souverain Juge, à l’article de la mort.