XXIV. — SUR LE SAINT NOM DE JÉSUS
Si je me croyais, je ne voudrais jamais tenir d'autre langage que celui de Jésus, et je ne dirais ni n'écrirais ja mais que cette seule parole : Jésus. Car ilme semble: que la langue qui a une fois proféré, et la plume qui a une fois écrit cet adorable nom et cette divine parole, Jésus, ! ne devraient plus être employées à proférer ni à écrire autre chose. Joint qu'en disant, Jésus, c'est dire tout ; ek qu'après avoir dit Jésus, il n'y a plus rien à dire : “d'autatifs que Jésus est une parole abrégée qui contient en soi tout. ce qui se peut penser et dire de grand. Jésus estun nom. admirable qui, par sa grandeur immense, remplit le cie et la terre, le teraps et l'éternité, tous les esprits etles cœurs des Anges et des Saints, et qui remplit et occupe» même durant toute l'éternité la capacité infinie du Cœur de Dieu, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. C’est pour quoi, quand je n'écrirais autre chose que cette seule pa role, Jésus, et que j'irais par tout l'univers criant sans cesse et ne proférant point d'autre nom que celui-ci, Jésus, Jésus, Jésus, il me semble que j'en écrirais et° dirais assez pour remplir entièrement tous les esprits et tous les cœurs des habitants de la terre; que ce serait un saint et délicieux langage, si, en la terre, on pouvait” parler et se faire entendre sans proférer autre chose que cette sacrée et aimable parole Jésus, JÉsus...
Tandis que le cœur me battra dans la poîtrine, et que ma langue pourra se remuer pour parleret ma main pour écrire, je ne prêcherai ni écrirai jamais autre chose que Jésus, et je ne veux point avoir de wie, ni d’esprit, ni de langue, ni de plume, que pour annoncer de bouche et par. écrit les merveilles etles miséricordes de ce glorieux Nom. ‘ Qui me donnera une langue et une plume séraphique