XXVI. — CONSEILS
Sur l'admission des sujets à N.-D. de Charité.
- [l ne faut jamais recevoir aucune fille à la sainte proession, qui n’ail un grand zèle du salut des âmes et un “rès grand désir d'y travailler. Si elle n'a pas ce désir, c'est une marque infaillible qu'elle n'est point appelée à “cette vocation ; et n y étant point appelée, et n'ayant point de zèle pour le salut des âmes, il est comme im- “possible qu'elle y puisse faire son salut ; et non seule- “ment elle se perdrait, mais elle pourrait être cause de la perte de beaucoup d'autres.
; Il n'y a rien de plus pernicieux aux Communautés religieuses, que de recevoir des filles qui n'ont point l’esprit de leur vocation. Car chaque vocalion à une grâce “particulière que Notre-Seigneur donne aux âmes qu'il “appelle Or, la grâce particulière de votre vocation, mes chères Filles, c'est le zèle du salut des àmes. Si bien que, quand vous voyez une fille qui a de l’aversion pour cet emploi et qui v sent une grande répugnance, vous ne la
“devez point recevoir, autrement vous vous hasarderiez à her mortellement. Et quand même cette fille aurait “outes sortes de bons talents et de bonnes qualités pour “ervir dans la Communauté, si elle n’a point d'amour “pour l'observance du quatrième vœu, ne la recevez point. “Mais si vous voyez une fille qui ait de la répugnance a cet emploi, et que d’ailleurs elle soit bien résolue de se Surmouter et d'agir au rebours de ses inclinalions, en ce | -
PRe
“1. Extrait d'un manuscrit intitulé : Explications sur les Règles, ÉOonstitutions et Coutumier des Religieuses de N.-D. de Charité, tirées dés réponses de la Bienh. Mère de Chantal, et des écrits et entretiens ‘du Vén. P. Jean Eudes, recueillies par les premières Mères de l'Ordre, | Gopie faite au monastère de Caen, sur are 1876. Ce passage (est tiré de l'explication de la 1° Constit. p. 53. Cf. Costil, Annales, *6,n 29. Voir aussi Œuvres, tome.19, page ne Petit Avertissement.