‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 4)Chapitre 130 sur 309 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

porte la racine dedans soi, et qu'il n'est rien de luimême que péché, que ténèbres, et qu’ignorance : ce qui lui doit donner une grande frayeur de lui-même, et une grande défiance de son esprit, de sa science, de son expérience et de tout ce qu'il est, et l’obliger à mettre toute sa confiance en Dieu seul.

La seconde est de pratiquer ces paroles du Saint-Esprit : Modestia vestra nota sit omnibus hominibus! : « Que votre modestie soit connue de tous les hommes. » Ce qui se doit faire en tout temps, et en tout lieu, et en toutes choses, spécialement dans les fonctions sacerdotales, mais surtout en celle-ci, en laquelle le prêtre exercantun Si haut ministère et à la vue de tout le monde, doit être dans un maintien très modeste, ne permettant pas à ses yeux de s'égarer de côté et d’autre ; mais les mortifiant si bien, et composant sa posture et ses gestes de telle Sorte, que tous ceux qui le voient n’en reçoivent que de Védification. S'il a soin de disposer ainsi son extérieur afin de bien faire cette action pour l'amour de son Dieu, sa divine bonté prendra soin de conserver son intérieur, et de protéger son âme dans un emploi si périlleux comme est celui-ci, là où il faut toucher la poix sans se souiller, et être dans le feu sans brûler. Ce qui ne se peut faire que par une grâce particulière de Dieu, laquelle il ne manque jamais de donner à ceux qui la demandent et qui tächent de se disposer à la recevoir, en s’humiliant, en se défiant d'eux-mêmes, en se confiant en la divine

Aion, en » en ne cherchant que Dieu dans cette

laction, en maintenant leur extérieur dans la modestie | onvenable, et en se servant des autres moyens qui suivent.

M La troisième chose que doit faire le confesseur pour a conservation de son salut, est d’avoir infiniment en

orreur tout ce qui est contraire à la pureté ; et afin

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