‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 4)Chapitre 154 sur 309 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Ce n'est pas ici une des moindres qualités d'un bon confesseur. L'obligation qu'il a de garder le secret est de droit naturel, de droit divin et de droit ecclésiastique : raison de quoi il ne peut faire en ceci de petites fautes. IL ya toujours péché mortel à découvrir ce qu'il a entendu en confession, quand ce ne serait que le plus petit péché véniel. s'il fait connaître la personne qui S'en est

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accusée à lui ; encore que ceux à qui il découvrirait €æ péché ne sussent pas qu'il en eût connaissance par Ja voie de la confession.

Jamais il ne lui est permis de parler des péchés qui a appris par la confession sacramentelle, ni en la vie, mi après la mort du pénitent, ni directement, ni indirecte ment, quand il en arriverait le plus grand bien qui s puisse imaginer, et quand il irait de la destruction tout le monde.

Ni de ceux dont on lui à parlé avant la confession: pour prendre avis de lui afin de s’en confesser.

Ni à son pénitent, hors la confession, des péchés dont il s’est confessé à lui, sans la permission expresse tacite du même pénitent.

Ni au complice de son pénitent, d’un péché qu'il. connaît que par la confession du même pénitent, si cé n'est qu'il lui permette librement de se servir de cette connaissance pour obliger ses complices à s'en confessen aussi. | s

Ni de la confession, même en général, d'un homme qui l'est venu trouver secrètement pour se confesser à lui, qui lui a déclaré, par cette action ou par ses paroles, qu'ilne veut pas qu'on le sache.

Ni d'un péché que tout le monde sait, quandil n en! a aucune connaissance que par la confession.

Ni à un autre confesseur, des péchés d’une personne qui s’en est confessée à tous deux.

Ni en termes même généraux des péchés d’un pe lieu, ou d'un monastère ou autre communauté, là où a entendu les confessions. |

Ni de la pénitence qu'il a donnée à un pénitent, qu elle est telle que celle qu'on a coutume de donner po des péchés mortels. 0]

Ni des défauts naturels, ou des imperfections caché du corps ou de l'esprit, quand il ne les connaît que la confession, parce que pour l'ordinaire c’est une ei

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