‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 4)Chapitre 263 sur 309 · CHAPITRE XLIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIX

ller facilement au Pape, étant retenu par une légitime xcuse : alors l'Évêque en peut dispenser toutes sortes de érsonnes, si l'empêchement n'est que de droit ecclésiasique.

“Tout de même, quand le mariage est contracté, et que és mariés sont pauvres, quoiqu'ils eussent connaissance le lempèchement lorsqu'il se sont mariés, l'Évêque en eut aussi dispenser : car leur pauvreté ne leur per- Hettant pas d'aller, ni même d'envoyer à Rome, etle joug le Jésus-Christ étant suave et l’Église bénigne, il n'ya jas d'apparence qu'elle veuille laisser ses enfants dans in état de damnation, faute de les en retirer par une dis- Jense, principalement lorsque le mariage est consommé, qu'ils ont des enfants, et que moralement parlant il by a plus d'autre remède. Car en telles nécessités, lorson ne peut facilement avoir recours à Sa Sainteté,

haque Évêque peut en son diocèse ce que le Saint-Père eut en toute l'Église.

SECTION II

trois autres empêchements qui rendent le Mariage nul. ' de | Outre les empèchements précédents, il y en a encore rois autres, dont le premier est le défaut de l'äge de pujerté, qui est quatorze ans aux garçons, et douze ans ux filles ; si bien que les mariages qui sont faits devant et âge sont nuls, sice n’estque la malice, comme parlent ê Docteurs, supplée au défaut de l’âge susdit, c'est-àlire qu'ils soient capables de mariage avant l’âge suslit, et que cela soit bien certain, ou bien que l'Évêque en LE pense. Ce qu'il peut faire pour quelque grande et urlente nécessité.

le second c'est le rapt, pendant que la personne Ua été ravie demeure en la puissance de celui qui h ravie.

Le troisième c'est l'absence du curé et des témoins, qui

rend le mariage clandestin et nul. | Ces deux derniers empêchements ont été établis par le saint Concile de Trente. | Lorsque le mariage se fait sans bans ou proclamations et sans en avoir dispense, il y a péché mortel ;, maisiln laisse pas d’être valide, pourvu que ce soit en la présen du curé et des témoins.

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