CONTENANT
La dignité et sainteté de cette action, et ce
qu'il faut faire à l'extérieur et à l’intérieur, pour la bien faire.
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Le Vénérable Jean Eudes avait composé de bonne
- heure (vers 1650), un traité intitulé le Sacrifice ad-
mirable de la Sainte Messe. Tous ses historiens le mentionnent, et lui-mème le recommande dans son Mémorial de la Vie ecclésiastique, (ch. VID). Il futun moment sur le point de l’éditer, comme nous lindiquentceslignes de l’'Annaliste de la Congrégation : « Dans le dessein qu'il avait de faire imprimer son Traité de la sainte Messe, il ordonna à M. de Bonnefond qu’au lieu d’y mettre son nom ordinaire, on lui donnât celui de Jean de Sainte-Marie!. » Malheureusement ce dessein ne fut pas exécuté, et ce précieux manuscrit, comme tant d’autres, hélas! est resté jusqu'à ce.jour absolument introuvable.
Il n’a cependant pas été perdu dans sonentier; car, en attendant l’heure où il pourrait le faire paraitre, le pieux apôtre voulut en extraire la dernière Partie et la livrer au public, afin d'apprendre aux clercs de ses Séminaires la manière de bien répondre et servir la sainte Messe ; afin surtout d’exciter les prêtres qu'il rencontrait et évangélisait dans ses missions, ou qui venaient faire des retraites dans les maisons de son Institut, à bien former les enfants et choristes employés dans les fonctions sacrées, à leur apprendre les cérémonies extérieures et les dispositions inté-
! Annales autos, I, p. 385.
rieures requises pour s’en acquitter dignement. Car, plein de piété et de respect pour tout ce qui touche à l'adorable Sacrement de nos autels, il ne pouvait supporter le sans-façcon déplorable avec lequel on se comporte trop souvent a des fonctions si saintes. et si sublimes. |
Il publia cet opuseule en une petite plaquette, d’abord en 1655, puis en 1660, comme le prouvent les approbations des Docteurs qu'on trouvera plus loin. Et, à partir de 1673, il | adjoignit à toutes les édi-l tions de la Vie du Chrétien ou Catéchisme de la M] sion.
On admirera, dans ces pages, l'esprit de relisionl du Vénérable Serviteur de Dieu, la haute idée qu'il
avait de cet émploi de servantde messe, dont il aimait
“à s'acquitter lui-même aussi souvent qu ’ille pouvait, et les pieuses considérations qu'il suggère à tous les clercs et servants pour remplir dignement une tion si noble et si sainte. |
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