CHAPITRE II
marchepied, met le missel fermé sur le coussin, tournant l'ouverture vers le milieu de l'autel ; puis porte le bonnet carré où l’on a coutume dele mettre.
ip. = Après cela que fait-u? .
R. — Il passe au côté de l'Évangile : car il doit toujours être au côté où le livre n’est point ; et passant. il fait une génuflexion au milieu de l'autel, si le Saint-Sacrement y est, ou s'il n’y est point, une profonde inclination!. Il se met à genoux un peu derrière le Prêtre, joint les mains sur la poitrine, se tient dans une grande modestie, ne tournant point la tête ni les yeux, sinon vers l’autel pour regarder quelquéfois les cierges, afin de les moucher lorsqu'il en est temps. Il se rend fort attentif pour bien répondre ce qu'il faut, conformant sà voix à celle du Prêtre, ne commencant point à répondre avant qu'il ait achevé ce qu'il dit, et prononçant distinctement et posément toutes les paroles. Et enfin, il apporte toute sorte de diligence pour servir le Prêtre en temps el lieu, se gardant bien de le faire attendre. Et à cet effet, il doit avoir l’esprit et les mains libres, n'y tenant point de livres, mais s'appliquant tout à bien faire un si saint office.
D — Continuez, s'il vous plait.
R. — Quand le Prêtre commence /n nomine Patris, celui qui sert la sainte Messe se signe comme lui. Quand il dit Gloria Patri, il incline la tête ; el au verset Adjutorium, etc. il se signe pareillement avec le Prêtre.
Le Prêtre ayant dit le Confiteor : il répond Wisereatur, etc. Mais au mot ui, il incline la tête vers le Prêtre ; ce qu'il fait aussi à ses paroles du Confiteor : Et tibi Pater : Et te Pater.
En disant le Confiteor, il doit avoir la tête et les ‘épaules un peu baissées, jusqu’à ce que le Prêtre commence /ndulgentiam, qu’il se dresse, faisant le signe de
: Aujourd'hui les Rubricistes enseignent que, pendant la Messe, le servant fait la génuflexion lors même que le Saint-Sacrement n’est. pas dans le tabernacle.
la croix avec lui. Et il n’est point permis d'ajouter au Confiteor le nom d'aucun Saint, outre ceux qui y sont nommés.
D. — Lorsque le Prêtre monte à l'autel, que fait celui qui sert la sainte Messe ?
R. — Il demeure à genoux sur la dernière marche,
jusqu’à la fin de l'Épitre, laquelle étant dite, il répond :
Deo gratias. 1 doit savoir qu'aux mercredis des Quatre-
Temps, et aux mercredis de devant les dimanches de la -
Passion et de Pâques, il y a deux Épiîtres à la messe! ; et qu'aux samedis des Quatre-Temps, il y a en six, afin qu'il ne prenne pas le missel après la première Épitre en ces messes-là, ainsi qu'aux autres messes.
D. — L'Épitre. étant dite, que fait le Clerc ?
R. — Il se lève, prend le livre, le porte au lieu où l’on dit l'Évangile, faisant la génuflexion en passant et repassant toujours au milieu de l’autel, ou une profonde inclination quand le Saint-Sacrement n’y est pas ; le met ouvert en la place où il doit être ; et, lorsque le Prêtre dit : Sequentia sancli Evangelü, etc., il répond : Gloria, tibi Domine, se signant le front, la bouche et la poitrine; puis il fait une inclination vers le Prêtre lorsqu'il vient à prononcer le saint Nom de Jésus, qui d'ordinaire est au commencement de l'Évangile ; et il s'en retourne au côté de l'Épitre. Si pendant l'Évangile, le Prêtre fait la génuflexion, il la fait aussi avec lui. A la fin de l'Évangile, il répond : Laus tibi, Christe. He
D. — Quand il entend le sacré Nom de Jesus, où de Maria, ou du Saint dont on dit la messe, que doit-il faire ?
R. — Il doit incliner la tête.
D. — Après que l'Évangile est dit, que fait-il ?
R. — Il se met à genoux: et si le Célébrant dit le Credo, à ce verset: Etincarnatus est,etc., il incline la tête; et à la fin du Credo, il se signe avec le Célébrant.
ISi le prêtre dit la messe de la férie, ce qui se reconnaît à la couleur violette,