CHAPITRE II
R. — Ilse lève, fait une inclination et relourne en sa place. Et à ces paroles : VNobis quoque peccatoribus, Agnus Dei, etc., Domine non sum dignus, il frappe sa poitrine avec le Prêtre.
D. — Quand le Prêtre a dit ces paroles : Domine uon sum dignus, le Clerc doit-il point dire ce qui suit : Ut intres sub tectum meum, etc., {ant en la messe que quand il faut donner la communion ?
R. — Nullement, mais c’est au Prêtre à le dire.
D. — Quand le Prêtre prend le précieux Sang, que doit faire le Clerc?
R. — Il doit se lever, prendre les burettes. par leurs poignées ; puis, s’approchant de l'autel, faire une inclination, et baisant la burette, verser du vin dans le calice qui lui est présenté ; et pour la seconde ablution, verser du vin et de l’eau sur les doigts du Prêtre, après avoir baisé l’une et l’autre burette ; lui faire encore une inclination, reporter les burettes sur la crédence ; puis porter le missel à l’autre côté, le mettant ouvert sur l'autel; s’il a allumé un cierge avant la consécration, l’éteindre ; et s’aller mettre à genoux au côté de l'Évangile.
D. — Si quelqu'un communie à la sainte Messe, que fautil faire ?
R. — Il faut bailler une serviette qui soit destinée expressément à cela, et non pas ce qui sert à essuyer les mains, ni le voile, ni un mouchoir, ni autre chose : etensuite dire le Confiteor.
D. — Que doit encore faire le Clerc?
R. — 11 doit prendre garde si, à la fin des oraisons, le Prètre laisse point le livre ouvert. Car en ce cas, il le faut porter de l’autre côté, parce que c’est signe qu'il ya un autre Évangile que l'ordinaire à dire à la fin de la sainte Messe.
Et quand le Prêtre vient à donner la bénédiction, il doit se signer au même temps, puis se lever et répondre : Et cum spiritu tuo, et ensuite Gloria tibi Domine à l'É-
vangile, se signant avec le Prêtre ; et à la fin de l'Évangile, dire Deo gratias.
D.— Quand l'Évangile est dit, que fait-il ?
R. — Il éteint les deux cierges tout à fait, en sorte qu'il ne les laisse point fumer, et qu’ils soient en état d’être facilement rallumés.
D. — Après cela, qu'est-ce qu’il fait?
R. — Il prend le missel et le bonnet carré, et s'en va se mettre à genoux au pied de la dernière marche, du côté de l'Épitre, y attendre le Prêtre, à qui il présente le bonnet carré, l'ayant baisé auparavant. Puis il se lève et marche devant à la sacristie, là où étant arrivé, il laisse passer le Prêtre, lui faisant une inclination ; ensuite de quoi il en fait une autre à la croix avec le Prêtre, dépose le missel, et aide au Prêtre à se déshabiller s'il en est besoin.
D. — N'avez-vous plus rien à me dire à ce sujet ?
R. — Oui; je vous dirai encore que, lorsque l'on voit des personnes qui causent durant la Messe ; ou des enfants ou des pauvres qui font du bruit ; ou des chiens ; ou des laïques qui approchent trop près de l'autel : celui qui sert la sainte Messe, et ceux qui y assistent aussi, feraient une chose bien agréable à Dieu de remédier charitablement à ces désordres, chassant les chiens avec un fouet, et avertissant' doucement les personnes.