DE N.-D. DE CHARITÉ. — C. XXXV
conditionné, auquel toutes les Sœurs et elle aussi se confesseront. Or ledit Confesseur prendra garde, tout de même que l'ordinaire, de ne point imposer de pénitences, ni donner aucun avis qui puisse contrarier à l’ordre ou à l'esprit de cet Institut, comme serait s’il m« leur imposait ou qu'il leur conseillât de demeurer en « prières pendant les assemblées,de seleveravant l'heure, « ou de veiller et demeurer en quelque exercice après « l'heure ordinaire de la retraite, ou de ne pointse récréer Lx au temps des récréations, ou de jeùner plus souvent M « que les autres, ou de carèmer ès temps èsquels la Con- « grégation ne carême pas.
« Et outre cela, quand quelqu'unedésirera de se con- « fesser ou conférer de sa conscience avec quelque per- « sonne bien reconnue et de bonne condition, la Supé- « rieure le permettra volontiers, sans s’enquérir du sujet | « pour lequel telle conférence ou confession est deman-
« dée. Mais pourtant, si la Supérieure voyait quelque « Sœur requérir souvent telles conférences ou confes- « sions, spécialement si c'est avec un même confesseur, « elle en avertira le Père spirituel, pour, avec son avis, « pourvoir dextrement à ce que la sainte liberté de la « confession et conférence ordonnée pour le bien et la « plus grande pureté,consolation et tranquillité des âmes, « ne soit convertie en détraquement de cœur, inquiétude « d'esprit, curiosité, bizarrerie, mélancolie, pour nourrir …« quelque tentation secrète de présomption ou d'aversion u« au Confesseur ordinaire, ou enfin de singularité et | « vaine inclination aux personnes.
« En cas que quelque personnage de qualité passât, de “« la conférence duquel la Supérieure connûüt que les “« Sœurs pourraient tirer de l'édification, elle pourra, si « bon lui semble, le faire inviter à cela, et permettre aux « Sœurs de lui parler ou en confession ou autrement. »
136 RÈGLES ET CONSTITUTIONS y >
CONSTITUTION XXXVI Des OFFICES DE LA MAISON ; PREMIÈREMENT DE LA SUPÉRIEURE !.
«: Comme l'âme et le cœur répandent leur assistance, mouvement et action en toutes les parties du corps, aussi la Supérieure doit animer de sa charité, de son soin et de son exemple toute la Congrégation, vivifiant par son zèle toutes les Sœurs qui sont en sa charge, procurant que les Règles soient observées le plus exactement qu'il se pourra, et que la mutuelle charité et sainte amilié fleurisse en la Maison. Et pour cela, elle ouvrira sa poitrine maternelle et amiable à toutes ses Filles également, afin qu'en toute confiance elles aient recours à elle en leurs doutes, scrupules, difficultés, troubles et tentations.
« Qu'elle observe de tout son pouvoir les Règles et Constitutions, sans qu’elle pratique aucune singularité, ni prenne ou recoive aucun avantage en habits, viande et autres choses, sinon comme les autres à mesure ne la nécessité le requerra. | « Elle commandera à une chacune des Sœurs, et à toutes en général, avec des paroles et contenances graves, mais suaves; avec un visage et maintien assuré, mais doux et humble ; avec un cœur plein d’amour et de désir du profit de celles à qui elle commande.
« Elle tiendra Les y yeux attentifs sur ce petit corps de, Congrégation, afin que toutes les parties d'icelui res- \
pirent la paix, la concorde, l'union et le service très amiable de Jésus-Christ. Et partant, lorsqu'une fois lemois, les Sœurs lui rendront compte de leurs âmes,
À. Const. de la Visit., c. XXIX.
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