CHAPITRE II
De leur sortie.
On ne les gardera pas toujours dans le Monastèr mais, après qu'elles seront suffisamment instruites et lidement établies en la crainte de Dieu, on les remet entre les mains de leurs parents, ou bien on les place en quelque honnête condition, ou bien on les mari quand Dieu en suscitera l'occasion. S’il y en a quelqu unes qui ne veuillent point sortir de la maison, mais désirent d'y finir leur vie, on les y gardera, pou qu’elles aient les conditions requises d’humilité, de« cilité, d'obéissance et d'une parfaite exactitude à tout qui leur est marqué, aimant et chérissant leur vocati plus que toute autre, comme un moyen que Dieu leu donné pour opérer leur salut. €
Si quelqu'’une veut être religieuse, on l'enverramé Monastères des Pénitentes qui sont aux autres willes, jamais elles ne seront reçues religieuses en celui-ci, quelque qualité et talent qu’elles puissent avoir‘.
S'il y en a quelqu’une qui soit tentée de sortir av qu'elle soit suffisamment instruite et solidement ré blie en la crainte de Dieu, ou qui devienne opiniâtre maligne, on fera tout ce qu'on pourra pour la rete premièrement, par voie de douceur et de remontraï et si cela est nécessaire, l’on y emploiera la rigueu quelque châtiment, comme la prison et quelques & pénitences. Si après tout cela elle persiste à vouloir & tir, on lui ouvrira la porte, car on n’en retiendra au@ par force, et on la remettra entre les mains de ses rents ou de ceux qui l’ont amenée.