EXTRAITS
utre les Règles et les Constitutions, qui prescrivent devoirs généraux et peu variables d'une Commuauté. et que l'on soumet à l'approbation du Souveain-Pontife, les Sociétés religieuses ont généralenent un Directoire où Coutumier. qui leur indique a manière de s'acquitter de ces devoirs dans les noïndres détails, et qui n’est soumis qu à l'approbade l'Ordinaire, afin que l'on puisse plus facilesent le modifier en quelques points, suivant les Xigences des temps et des lieux.
F ous avons déjà dit que le Coutumier des Relises de Notre-Dame de Charité, basé, comme urs Constitutions, sur les divers règlements de la isitation Sainte-Marie, a eu deux éditions succesves, la première en 1682, et la seconde en 1738. “nous parait nécessaire de donner au lecteur relques détails sur chacune de ces éditions, et sur passages que nous allons en extraire pour les puvi dans ce volume.
à PÉ
JL Jusqu'en 1678, les Sœurs de Notre-Dame de harité observérent les usages de la Visitation, avec
uelques modifications rendu es nécessaires par leurs S particulières, À cette époque, la Mère Marie de ENativité Herson, nièce du B. P. Eudes, ayant été ue Supérieure du Monastère de Caen, pria son nérable oncle de rédiger le Coutumier de l'Ordre,
afin qu'on püt le faire imprimer. Le pieux Institt teur songeait depuis longtemj s à ce travail, pot lequel il avait déjà réuni quelques notes. Il se m done à l'œuvre et commença par écrire la Préfat ou Lettre dédicatoire ; mais d’autres travaux qui su vinrent et ses infirmités qui s’accentuèrent ne lui p mirent pas d'aller plus loin. Ce que voyant la Mà de la Nativité, elle prit le parti d'écrire elle-mê une copie du Coutumier de la Visitation, en y ins rant, d'accord avec les anciennes Mères, et aus avec le P. Eudes qu'elle pouvait toujours consulte plusieurs formulaires et règlements qu'il avait p cédemment fixés, et quelques autres modificatio que l’on jugea nécessaires pour rendre ce Coutnmi conforme aux Constitutions récemment modifié elles aussi en quelques points".
Le travail terminé fut accepté, le 21 mars 16% par un acte capilulaire du Monastère de Caen ; pu on l'envoya aux Monastères de Rennes, d'Henneba et de Guingamp, dont les Supérieures et Assistant le signèrent à leur tour. Voici la teneur de cet capitulaire
1. Nous avons puisé ces détails dans les Annales de Not Dame de Charité. Voici en outre ce qu'on lit dans l'Avant-P# pos de la seconde édition du Coutumier (1738) : « En l'année 169 le R. P. Jean Eudes, notre vénérable Instituteur, forma le desst de travailler à cet ouvrage : il le commenca en effet, et il le achevé et perfectionné mieux qu'aucun autre, si les infirmités précédèrent sa précieuse mort ne l’en eussent empêché. IL marq seulement ses intentions dans un projet d'Épitre dédicatoire, q est restée sans date, parce qu'il ne pouvait l'y mettre qu'apt que ce livre aurait recu sa perfection et l'approbation de Men vêque de Bayeux. Tout ce que nos premières Mères purent fai lorsqu'elles se virent séparées de leur Père, fut d'adopter pour @ usage le Coutumier des Religieuses de la Visitation. . duquel ell tirérent tout ce qu’elles crurent pouvoir convenir à notre sal Institut, croyant par ce moyen remplir les intentions de not Père et Instituteur, qui leur avait déclaré expressément que tous les Ordres religieux établis dans l'Église, la volonté de Di était que nous nous conformassions à celui de la Visitation. » w
.« Nous soussignées, faisons foi que ce livre où nous sommes souscrites a été approuvé pour notre Congrégation par notre bon Père et Instituteur le Révérend Père Jeax Eupes, aussi Instituteur et Supérieur général de la Congrégation de Jésus et Marie ; lequel nous avons lu et entendu lire attentivement, “éttémoignons, en la présence de Dieu et de la glorieuse Vierge Marie, à toutes les Sœurs qui sont maintenant ou qui seront dans notre Ordre, et à quiconque appartiendra, que ce sont les Directoires, Avis spirituels et Coutumes qui nous ont été données par les Religieuses de la Visitation Sainte-Marie, selon l'intention de notre susdit Père et Instituteur, qui y a ajouté ce qui nous était convenable, et nous a déclaré de sa propre bouche être la volonté de Dieu ue, de tous les Ordres religieux quisont établis dans VÉglise, nous nous conformions à celui de la Visitation, et nous a enjoint très expressément de les pratiquer avec toute l'exactitude qui nous sera possible, sans y admettre à l'avenir aucun changement mi innovation’. C'est ce que nous avons résolu capitulairement et d'un sentiment unanime, et l'avons Signé en notre Monastère de Caen, ce vingt-et-unième jour de Mars, mil six cent soixante et dix-huit. »
Suivent les signatures.