‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 223 sur 394 · TRES DU B · texte numérisé non relu

TRES DU B

CON SERVÉES.

| Appelé par la Providence à prècher une centaine de missions, à diriger un grand nombre de personnes | pieuses rank Le le monde ou dans le cloître, à fonder et à gouverner durant de longues années deux Sociétés religieuses, dont l'établissement rencontra Lune opposition aussi puissante que tenace, le B. J Eudes eut à écrire un nombre considérable de tires d'affaires et de direction. Les prêtres de la ongrégation de Jésus et Marie en avaient réuni un and nombre qu’ils conservaient précieusement dans Mes archives du Séminaire de Caen. Ce riche trésor La disparu à l époque de la Révolution, et il est vraisemblable qu'on ne le retrouvera jamais. Toutefois, Mlnous reste un certain nombre de lettres du P. Eudes

dont nous devons la conservation, partie aux relibigieuses de Notre-Dame de Charité de Caen, partie x biographes du Bienheureux.

k\ De bonne heure, les Religieuses de Notre-Dame de Charité de Caen firent un es des lettres adresées par le Bienheureux soit à la Communauté tout entière, soit à quelques religieuses en particulier. A

ces lettres dont le nombre s'élevait à 46, elles en Vajoutèrent 26 autres adressées à des étrangers, mais | 1 intéressaient l'histoire de l'Institut ou la gloire

de 72 lettres, auxquelles elles joignirent quelques opuscules du Bienheureux, entre autres, son Testa: ment, son Mémorial des bienfaits de Dieu, et de plus;

en tête du recueil, pour en expliquer l’origine et le contenu :

« Le respect de notre Congrégation pour la mé

cher tout ce qui vient de sa part, nous a facilement. persuadées que nous ferions plaisir de recueillir dan un petit volume tout ce que nous avons trouvé de ses écrits, je veux dire, de ses Lettres, de som Journal ou Mémorial et de son Testament, qui sont les reliques de son esprit. À quoi nous avons ajouté un Abrégé de la vie du Serviteur de Dieu etun recueil de grâces et guérisons obtenues en suite du recours que quelqies personnes ont eu à son intercession.

« Nous sommes cependant obligées de prévenir le lecteur qu’on trouvera peu de liaison entre toutes ces choses, tant pour la différence des matières, ques parce qu’on n'a pas pu les ranger dans tout l’ordre: qu'on aurait voulu, à raison qu’on n’a pas toujours eu dans le temps convenable les différentes pièces qu ont été insérées.

«Nous avons aussi ajouté à la fin de ce petitouvragé un Abrégé de la vie de la Sœur Marie des Vallées, et un recueil de plusieurs grâces obtenues par son in: tercession depuis son heureux décès, espérant que le tout contribuera à la gloire de Dieu et augmenters en nous le désir de conserver l'esprit que nous avons reçu de notre saint Instituteur, ainsi que la vénérs 1 | tion et amour filial que nous fui devons. » L

La communauté de Caen possède, une copie ans

Le

( -cienne du recueil primitif. Elle est de la main de la … Sœur Marie de l’Ange gardien Cussy. C'est un mak nuscrit in-8° carré de 160 feuilles non paginées, soit |. 320 pages. Malheureusement, celle copie est incom- Im plète :elle s'arrête au milieu de la lettre LVI. En Hs revanche, elle contient l’Avant-propos et l’Abrégé de Ia vie du P. Eudes qui manquent dans les copies postérieures.

Quant au recueil primitif, la Mère Marie de Saint- Dosithée Bourdon l’apporta à Paris, lorsque, après la Révolution, elle vint solliciter le rétablissement “de la maison de Caen. Ce précieux manuscrit ne fut

pas rendu au monastère de Caen : il resta au couvent “de Paris. 11 a disparu pendant la guerre de 1870, et on ne sait ce qu il est devenu.

. Par bonheur, les Sœurs de Paris en avaient fait faire mdes copies pour la plupart des maisons de l'Ordre. Les Sœurs de Caen en avaient reçu une en 1869, et ma Congrégation de Jésus et Marie en possède une “autre dans ses archives. Seulement, comme nous “venons de le dire, ces copies ne contiennent ni l’4- Mvant-propos, ni l'Abrégé de la vie du P. Eudes, ni non plus la notice sur Marie des Vallées".

Avant la Révolution, il est probable que l’on pos- Msédait dans diverses maisons de l'Institut, peut-être même dans toutes, des copies du recueil de Caen. En tout cas, dès le ‘commencement du XIX° siècle, il existait au monastère de Tours un recueil de lettres

“du P. Eudes, dont la lecture fit les délices de Ja NW. Mère Marie de Sainte-Euphrasie Pelletier, au début de sa vie religieuse. Après la fondation du Bon- Pasteur d'Angers, elle le racontait elle-même à ses

Filles :

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… 1.Le Monastère de Caen possède une copie à partde cette der- :nière notice.

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« Je puis dire, leur déclarait-elle, que dès mon entrée en religion, J'ai été si avide de connaitre lei commencements, l'origine de l'Ordre et tout ce qu le concernait, qu'étant à Tours, novice, je recher chais toujours la société des anciennes religieuses pour m'entretenir avec elles. Mon plaisir étai après la lecture des Livres saints, de lire les Mie manuscrites de quelques-unes de nos première Mères, les Lettres de notre P. Eudes, l'Abrégé & l'histoire de sa vie, qui, à cette époque, n'était pe encore imprimée ‘. »

Nous avons entre les-mains la table durécueild Tours. Il contient exactement les mêmes:lettres qu le recueil de Caen, mais rangées dans un ordre peu différent. -

Nous avons dit qu'en plus des lettres contenue dans le recueil de Caen, nous en possédions d'autre qui nous ont été conservées, en tout ou en pañtie par Les anciens biographes du Bienheureux. Tous, et effet, ont mis à profit les lettres conservées au S minaire de Caen, et, dans leurs ouvrages, ils le citent souvent.

Le premier en date, M. Hérambourg, y'a puisé trè largement. Seulement, plus moraliste qu'historier il cherche non à raconter en détail la vie du Bier

cipaux de sa physionomie morale, et: c’est uniqut ment dans ce but qu'il a recours à sa correspot dance. Aussi est-il rare qu’ilcite des lettres entières D'ordinaire, il n'en donne que des extraits, il néglig d'en indiquer la date, souvent même, surtout Lorsqti U les lettres du P. Eudes contiennentquelque reproche

A. Entretiens de la V. Mère Marie de Sainte- -Euphiane Pelleti el h. XLV.

n'en désigne le destinataire que d’une manière générale et vague‘.

he M. Costil, dans ses Annales, et M. Martine dans sa Vie du P. Eudes?, procèdent autrement. Ils ont à ‘cœur l'un et l’autre de nous révéler les vertus du P. Eudes et ses principes de direction, mais ils visent aussi, le dernier surtout, à faire l’histoire exacte et complète de sa vie, et les lettres du Bien- RE leur servent à éclairer bien des faits. C’est pourquoi, quand ils les citent, ils en nomment le destinataire et en. indiquent la. date. Parfois même ils les reproduisent ii extenso.

Voici, d'ailleurs, comment‘ils s'expliquent l’un et Pure : sur l'usage qu'ils ont fait de la correspon- D du Bicnheureux. “« J'ai été plus exact, dit M. Costil, à rapporter grand nombre de lettres originales du P. Eudes, Surtout à l'égard de celles qui m'ont paru plus insfuctives pour notre conduite, ou pour faire voir son Di et les vues qu'il avait pour le bien de la Conégation, afin que ces trésors spirituels ne fussent as éternellement renfermés dans nos archives, sans uvune utilité de ceux qui en sont les véritables hé- Mitiers. J'en ai Monrs retranché quelque partie

| 1. Écrite au commencement du XVIII: siècle, la vie du P. Fudes a2.M: Hérambourg se compose de deux livres, comprenant l'un Let l’autre 34 chapitres. Le R. P. Le Doré en a publié la seconde artie sous ce titre : Le Père Eudes, ses vertus. Seulement, il a par- “ois corrigé ou complété Le texte de l'auteur, et rien dans le texte ne jérmet de discerner ce qui est du P. Hérambourg et ce qui provient Valleurs. Nous avons entre les mains une copie du texte primitif :: \Hestce texte que nous avons suivi, pour préparer notre édition des vettres du P. Eudes, et c’est toujours à lui que nous renverrons. M2 La vie du P. Eudes par M. Martine a été composée vers 11740. |ile a été éditée à Caen en 1880 par M. l'abbé Lecointe. M.. Lecointe lasse pour avoir quelquefois abrégé le texte de l'auteur, etilaeu | tort de ne pas conserver le numérotage des paragraphes qu'on Mrouve dans le manuszrit. C'est toujours au texte manuscrit que l ous renvoyons.

qui n’était pas nécessaire, et changé quelques mot quand ils ont trop anciens, quoique cela se so fait rarement". $ ; M. Costil a ct cru bien faire en retét chant les lettres du P. Eudes, mais nous, nous ai L rions mieux qu'il nous les eût conservées dans Jet intégrité. Heureusement que, comme il le remarqu il n’y a touché que rarement et seulement pour # placer quelques expressions hors d'usage. .

« On m'a fourni, dit de son côté M. Martine, tousk mémoires que je pouvais souhaiter pour faire une h toire complète, surtout quantité de pièces origin qui sont dans les archives du Séminaire de Caen grand nombre de lettres, tant de celles qui lui ava été écrites par diverses personnes, que de celles qu avait lui-même écrites à différentes person qu ‘elles ont bien voulu renvoyer au Séminaire, pot s’en servir au besoin. Je mé suis fait un devoirs rapporter beaucorp d'extraits de ces lettres,« quelques-unes mêt e que j'ai rapportées en leu tier, parce que je ! . ai regardées comme desp sûres. Et j'ai cru q » cela ferait plus de plais lecteur, qu'une hist. ‘e, qui, quoique bien é laisse toujours quelqu ‘ieu de douter de la six de l’auteur ?. » + On le voit, les préo 1pations de M. Martine sont pas tout à fait les wiêmes que céllés de M: til Celui-ci à vu principalement dans les lettre Bienheureux « des trésors spirituels » dont ikawo faire profiter les enfants du Bienheureux. M. Mart y à vu avant tout « des pièces sûres » qu'il import de placer sous les ÿeux du lecteur, pour lui permett de mieux apprécier le P. Eudes ét son histoire.

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