‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 226 sur 394 · PL · texte numérisé non relu

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de son Église, ce qui lui est plus cher que la prunelle de ses yeux, le cœur de son corps mystique, c'est-à dire, les ecclésiastiques. C’est la sainte famille dont il veut que nous ayons le soin et la conduite. « Jugez de là, mes très chers frères, à quoi nous sommes obligés, et quelle est la perfection qu'il de mande de nous. 11 veut que les prêtres soient le mo: dèle et l'exemple des fidèles, mais il veut que nous soyons le modèle et Ja règle des prêtres!. » | « Oh ! que ce travail est agréable à Notre-Seigneur et à sa sainte Mère, écrivait- À une autre fois, en par lant de l'œuvre des Séminaires! Oh! qu'il donne de .contentement aux Anges et aux Saints | Que les avan: tages que l'Église en reçoit sont merveilleux ! Com Ds d’âmes seront sauvées par ce moyen! Quelles - obligations avons-nous à la divine Bonté de nous avoir choisis, très indignes que nous sommes, pouf un si saint emploi, qui est le plus nécessaire, le plus digne et le plus fructueux de tous les emplois qui son dans l'Église de Dieu ! Bienheureux ceux qui persé Vécronls dans un si saint exercice?! »

Voilà comment le Bienheureux s'efforcait de faire aimer à ses enfants les œuvres propres de la Société et de les animer à s'y dévouer sans ménagement. ; Dans d’autres lettres, nous le voyons donner à ses confrères des conseils spéciaux, en rapport avec les fonctions qu'ils avaient à remplir, soitau dedans soil au dehors de la Congrégation.

Aux supérieurs, fi OR ns douceur et le cordialité à l'égard de tout le monde, surtout à l'égard de leurs inférieurs, parce que, dit-il, « c'est là Les prit de Notre- Seigneur et de sa sainte Mère. » Il veu qu'ils se montrent indulgents à l’égard des malades

1. Lettre XXVI. — 2. Lettre LXI. — 3. Lettre CII. 4. Lettres CV, CVI.

l bons et compatissants envers les pauvres!, recon- Mnassants. pour les services reçus, et fidèles à célébrér, chaque année, l'anniversaire des grâces spé- / | ciales accordées par Dièu à la Congrég me … Écrivant un jour à M. Manñnoury. diécteur de la MProbation,:1l lui explique longuement l'esprit qu’il doit inculquer aux Novices, et il le prie de leur mettre entre les mains le Royaume de Jésus dontils doivent l “faire leur manuel d'initiation à la vie intérieure®. Et le Bienheureux attachait tant d'importance aux enseignements contenus dans cette lettre, qu’il l’a reproduite en substance dans un chapitre des Consti- futions*.

“ [len est de même d'une autre lettre qu'il écrivit aux régents du collège de Lisieux, lorsque, par une exception motivée par des circonstances tout à fait | spéciales, et qu’il avait l'intention de ne pas renoulveler, il accepta la direction de cet établissement. Ma plupart des avis qu'il leur donnait dans cette lettre | furent plus tard incorporés au texte des Constitutions. Quand le P. Eudes ne pouvait prendre part aux Missions que prêchaient ses enfants, il leur écrivait pour les encourager, et la principale recommanda- Mon qu'il leur faisait, c'était d’être fidèles à bien faire |. 4 exercices de piété. Il les suppliait de mettre toujours le temps et le soin voulus à dire la sainte messe, à réciter l'office divin et à accomplir toutes Mes fonctions qui se rapportent immédiatement à. Dieu. Tant il était convaincu que, même durant les missions, les devoirs envers Dieu doivent primer tout le reste ! !

| Si précieuses que soient les lettres où nous trou- Mons ces recommandations, il y en à une qui a en- - V4 \ mm. Lettre CI.. - 2. Lettre CII. — 3. Lettre XV.

: Constitutions,p. 1, ch. 3. — 5. Lettre XXV. — 6. Lettres X, XI.

core plus de prix à nos yeux. C'est la circulaire d 29 juillet 1672, prescrivant de célébrer chaque am: née, le 20 octobre, la fête du Cœur de Jésus. Cette lettre fait époque dans l’histoire de la litur* gie catholique, puisqu'elle inaugure le culte publié du Sacré Cœur. , Toute débordante de joie et de reconnaissance; elle est, de plus, d’une précision et d’une richessé doctrinale vraiment remarquables. Le Bienheureux y rappelle que jusque-là, dans la Congrégation, of avait toujours honoré le Cœur de Jésus conjointement avec le Cœurde Marie. 11 explique les raisons promis dentielles qui l'avaient amené à instituer la fête du Cœur de Marie avant celle du Cœur de Jésus. Puis; arrivant à celle-ci, il en montre l’excellence em exaltant les perfections et l'amour du Sacré Cœur." « Quelle solennité plus digne, s'écrie-t-il, plus sainte, plus excellente que celle-ci, qui est le prins cipe de tout ce qu’il y a de grand, de saint, de vénés rable dans toutes les autres solennités? Quel cœ plus adorable, plus admirable et plus aimable qué le Cœur de cet Homme-Dieu qui s'appelle Jésus Quel honneur mérite ce Cœur divin qui a toujours rendu et rendra toujours éternellement à Dieu plus de gloire et d'amour, en chaque moment, que tou les cœurs des hommes et des Anges ne lui en pour ront rendre en toute l'éternité! Quel zèle devons nous avoir pour honorer ce Cœur auguste qui estl® source de notre salut, qui est l’origine de toutes le félicités du ciel et de la terre, qui est une fournais! d'amour vers nous, et qui ne songe, nuit et jour, qu'à nous faire une infinité de biens, et qui enfin est crevé de douleur pour nous en la croix! » 7 Le Bienheureux répond ensuite aux objections

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