‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 231 sur 394 · Lettres XVI, XX, XXVIII, XL · texte numérisé non relu

Lettres XVI, XX, XXVIII, XL

de Montmartre !. Ce sont les seules dont nous nous perons dans cette Introduction.

VE - Les lettres à la Reine Anne d'Autriche furentécrites à l'époque de la Fronde. Le P. Eudes y signale les as qui sont, à ses yeux, la cause des malheurs du , et il adjure la Reine d'y porter remède. La poque ne tient aucune place dans ces lettres : c'est le | èle de la gloire de Dieu et du salut des âmes qui les | inspirées.

je Dans la première, le Bienheureux déclare à la Reine 4 e le meilleur moyen de mettre fin aux maux du m ays, c'est de nommer de bons Évèques, et il la Æupplie de n'en pas abandonner le choix à d autres, C'est-à-dire dans le cas présent à Mazarin, mais de se e réserver à elle-même:

Dans la seconde, il lui demande de mettre fin à la rofanation des dimanches et des fêtes, de prohiber ës bals, les danses, les romans et les comédies d'aour, la vanité et le luxe des femmes, de faire ober les édits qui abolissent le duel, et de tra- Îler à l’extirpation de l'hérésie*.

Dans la troisième, 1l attire son attention sur la Miriste situation du diocèse de Bayeux, où depuis un emps considérable la visite épiscopale n'a jamais faite ; et il la prie de lui donner un pasteur zélé qui répare les maux résultant de cet abus*.

E Sans cesser d’être respectueuses, les lettres du . Eudes sont d’une hardiesse tout apostolique. Non seulement le Bienheureux ne recule pas devant les vérités les plus austères, mais il les énonce sans détour, sans ménagement, avec toute la franchise de

| £ 1: Mentionnons encore une longue et belle lettre aux Dames de la liséricorde de Rouen, relative à l'œuvre du Refuge. Cf. Lettre X. 2. Lettre XVII. — 3. Lettre XVIII. — 4. Lettre XXII.

dire la vérité à tout le monde. Et | pour que ses avi portent plus sûrement, il n’hésite pas à déclarer à là Reine qu'enn’eu tenant pas compte, elleexposerait soi salut éternel. « Si Votre Majesté néglige ces choses lui dit-il, je lui déclare, au nom et de la part « du grand Dieu vivant, que tous les péchés qui seronb commis en France, faute de prendre soin de pourvoi par elle-même, l'Eglise de bons pasteurs, lui seronb attribués comme si elle-même les avait commis qu'elle en portera la condamnation et le châtimen et que toutes les âmes qui se perdront en suite cela... crieront vengeance devant Dieu contre ell à l'heure de la ee

Le P. Eudes ne fut +: le seul à donner à la Rein des avis de ce genre; saint Vincent de Paulet M. Olier le firent également Mais je ne sais s'ils lui parlèrent jamais avec autant de liberté et d'énergi

Nous ignorons quel fut l'effet de ces lettres Une chose cependant parait certaine, c'est qu'Anx d'Autriche n’en fut pas blessée. ILest probable mêm qu'elle sut gré au Bienheureux de sa rude franchist En tout cas, quelques années plus tard, elle ne trow va pas mauvais que le zélé missionnaire lui tint, d haut de la chaire et devant un auditoire considérable un langage analogue, et à ceux qui s’en scandalisaïer elle répondit simplement que le P. Eudes n'ava fait que son devoir, et qu’elle préférait son langag

Les deux lettres à Louis XIV se rapportent à suppliqué déposée à Rome au nom du P. Eudes mais à son insu et contre son intention, par M. Bon! face. Elle demandait que la Congrégation de Jésus Marie fût autorisée à faire vœu de soutenir l'auto ité

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