‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 232 sur 394 · Lettre XVII · texte numérisé non relu

Lettre XVII

\ Souverain Pontife, même dans les choses doueuses. M. Boniface avait fait cette demande pour obénir plus sûrement l'approbation de la Société. Ses | -ÉEra furent ue et sa supplique écartée. Les

ue le Bienheureux écrivit au Roi.

M. Sa première lettre contenait des explications très } omplètes et très nettes. « Elles étaient empreintes, Mdit M. Joly, de cette familiarité robuste dont le Bienieureux était coutumier, parlant de « cette vieille “paperasse » au contenu de laquelle on savait bien

, avec une certaine fierté, demandaient toute autre ose que la gràce et le pardon : J'espère que Dieu, jui vous a donné un cœur si juste et si droit, vous rendra le protecteur de l'innocence: .»

» La seconde lettre, postérieure de plusieurs années, est plus humble, tout en restant très digne. Le Bieneureux souffrait cruellement de sa disgrâce, et il raignait quelle n'amenàât la ruine de sa Société. dest pourquoi il se fait suppliant et demande à ouis XIV d'oublier cette « misérable supplique », Mont il proteste à nouveau qu'il n’est pas l’auteur, et kde lui permettre d'aller se prosterner à ses pieds pour offrir l'hommage de son dévouement*. La lettre

4 ellé se trouve Date: dans l'honneur fl avait d’être, aux yeux de l'homme de Dieu, le eprésentant du Roi du ciel.

l: Lettre LXI ; Joly, Le V. P. Eudes, p. 198. — 2. Lettre LXIII.

«el PET

Les lettres àMadamede Camilly doivent être comp= tées parmi les plus belles qu'ait écrites le P. Eudes: Madame de Camilly s'était de bonne heure placée sous la conduite du Bienheureux, et elle était son auxiliaire dévouée dans toutes les bonnes œuvres qu'il entreprenait. Elle l’aida tout spécialement danslaæ fondation du Refuge de Caen, et elle en fut, au début, l’économe volontaire, et même un peu la directrices On le verra par les lettres que le Bienheureux 1 adressa. Un certain nombre ont pour objet les affaires de Notre-Dame de Charité. L'une d'elles traite de l’admission de quelques postulantes, et, d'une ma nière générale, des qualités que doivent avoir les postulantes pour être admises!. Dans ces lettres, du reste, la direction se mêle presque toujours aux af faires. C’est ainsi que, dans plusieurs d’entre elles nous voyons le Bienheureux exhorter Madame de Ca milly à communier fréquemment, malgré l’absence de dévotion sensible dont elle se plaignait?. Dans d’autres lettres, il parle à Madame de Camilly de la vocation de sa fille, qu'il appelle familière ment « Fanfan », ou encore « le beau bouton de lys ». Madame de Camilly voulait la marier. Le P. Eudes prétendait qu'elle ne devait avoir d'autre époux que Jésus-Christ, et qu'il fallait la préparer à la vie religieuse en la mettant en garde contre less frivolités du monde. La lettre où il lui explique ses vues est charmante. Elle ne fut pas vaine. Made moiselle de Camilly prit le voile à l'abbaye de Sainte- Trinité de Caen, où elle mourut en odeur de sains teté, peu de temps après sa profession. } Après .avoir donné le jour à quatre enfsoll MP: de Camilly avait fait, avec le consentement de son mari, le vœu de chasteté perpétuelle entre les

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