LIVRE PREMIER. — L. III
ci EEITRE. IT!
« À Messieurs Richard Le Mesle et Thomas Vigeon. Pour les inviter à venir faire leurs promesses d'incorporation.
[Lion-sur-Mer, 23 septembre 1646.]
Je vous conjure de vous rendre ici pour accomplir parfaitement votre sacrifice, et pour demeurer avec vos “frères qui vous aiment tendrement et vous désirent ar- …demment ad convivendum et ad commoriendum, à la «mort et à la vie. Car vous savez que nul de ceux qui re- Le gardent derrière eux, depuis qu'ils ont mis la main à la “charrue, n’est propre au royaume de Dieu. Venez donc, “mes frères bien-aimés, au nom de Notre-Seigneur et de “sa très-sainte Mère, et soyez fidèles à celui qui vous ap- | pelle; venez sans différer, afin que nous employions ensemble le reste de notre vie au service de notre bon h aître, et à lui conquérir des âmes qu'il a rachetées au Î rix de son sang. Prenez garde que le tentateur ne vous |: rprenne, ni que le monde ne vous séduise; fermez Wos oreilles à la voix du serpent, pour ne les ouvrir qu'à Lcelle du ciel.
fe EETTRE IV: | A M. Mannoury, à Paris. Sur la Mission du Bec-Thomas. [Le Bec- Thomas, 24 juillet 1647.)
- Nous voici au Bec- Thomas, où il y a grande affluence PA peuple, et où la mission est extraordinairement né- Dore. La désolation fut grande en partant de Nogent-
| L Costil, Fleurs, tome 2, 1M.
2, Martine, I. 4, n. 2, at
der
le-Rotrou pour venir ici. Je n'avais encore rien vu Le semblable. Ainsi prenons courage, très cher Frère, tant plus il y a de croix dansles affaires de Dieu, tant plus les bénédictions y sont abondantes
LETTRE NW:
A M. Mannoury à Rome. Sur la mission d’Autun.
(Autun, 12 décembre 1647.)
Nous sommes arrivés, au jour de Saint-André, en bonn santé, grâcesà Dieu, aprèsavoirressentitrès palpablement en chaque jour de notre voyage, l'assistance très parti culière de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère. Nous avons été reçus ici avec de grands témoignages d'affee tion du Seigneur Évêque, des prêtres, des magistrats de tout le peuple. Nous sommes treize missionnaires, @ nous serons bientôt vingt; mais si nous étions cent, ce ne serait pas encore assez, car notre bon Dieu verse su cette mission des bénédictions extraordinaires. Je croi que nous serons ici environ deux mois, c’est-à-dire jusque à la Purification, puis nous irons donner douze ou quin% jours à Arnay-le-Duc, et de là à Beaune pour le carême.i
À M. Mannoury à Rome. Sur les difficultés qu'il rencon trait dans ses démarches pour obtenir l'approbation de la Congrégation. *
[7 avril 1648.1.
Courage, mon cher frère, nous ne voulons rien que
“volonté de Dieu. Faisons de notre côté tout ce que nou