Martine, 1. 4. n. 15. — 2, Martine, I. 4, n
à LIVRE PREMIER. — L. VIl ; 387 “pourrons pour les affaires de notre bon Maitre et de -notre chère Maïtresse, et, après cela, abandonnons-nous “en toutes choses à leur très sainte volonté. Si notre temps “estvenu, tout le monde ensemble n’est pas capable de résister à ce qu'ils voudront ; s’il n'est pas encore venu, expectemus Dominum, viriliter agamus , et confortetur cor nostrum'. Une chose nous doit beaucoup encourager, c’est qu'il est impossible de douter que ce ne soit pas un œuvre de Dieu, eu égard aux grandes et extraordinaires bénédictions qu'il lui plaît de donner à nos petits travaux, ce qui nous fait connaître évidemment qu'ils ne peuventêtre que de lui, et par conséquent il n’abandonnera pas son ouvrage. Il le fera au temps et en la manière qui sera la plus convenable, ét beaucoup mieux que nous ne saurions désirer. C'est à nous seulement d'être fidèles, et de marcher notre chemin toujours avec humilité, force et confiance.
a M. Mannoury. Sur la dépendance de la Congrégation à l’égard des Évêques.
Nos bienfaiteurs remuent ciel et terre: ils ont dit des merveilles contre nous à M. de Bayeux, et que nous Mvoulons nous établir par privilège de Rome sans les “évèques, dont il est fâché et résolu de ne le souffrir pas. F lui ai écrit pour nous justifier dé cette calomnie.
À 1. Pe. XXVI, 14.
LETTRE VIH
A M. Le Mesle. Pour le remercier des consolations qui en avait reçues.
Je vous remercie, autant que je puis, de vos charitable lettres, dont la entre m'a tiré des larmes, y voyant" très sincère et très cordiale charité que Notre-Seigneu vous a donnée pour moi, et la parttrès particulière qu vous prenez à mes afflictions. Je vous assure aussi, mQ très cher frère, qu’il n'y a personne au monde qui vou chérisse tant que je fais. Vous êtes le seul, de tous nos bons confrères, qui me consolez dans cette tribulatiot qui est la plus forte que j'aie eue en ma vie*.
A un de ses enfants en mission à Gatteville. SurMa soumission à la volonté de Dieu.
Paris, juin 1650.|
J'espérais toujours me trouver bientôt avec vous dan la mission de Gatteville, mais Notre-Seigneur ne men trouve pas digne et me retient ici, dans mon Purgatoi de Paris, pour mes péchés, plus longtemps que je pensais, mais non pas que je ne désirais ; car, grâce è sa miséricorde, il me fait cette faveur que je ne dési rien en ce monde, sinon d'y faire sa très sainte volonté,