LIVRE PREMIER. — L. XXVI AS
nonde chez nous tout le jour que, quand notre chapelle eût été aussi grande que l'église de l’abbaye de Saint- Étienne, elle eût été remplie. Béni soitNotre-Seigneur etsa “p sainte Mère, quisont les véritables et uniques auteurs ‘de cet ouvrage. Car de notre côté nous n'avons rienfait, ni
ar nous, ni par autrui, pour solliciter M£ de Bayeux. Au “contraire, il aété lui-même puissamment sollicité par une ongrégation à laquelle il était lié par une très particu- Mlière amitié depuis plusieurs années, laquelle a fait tous ses efforts pour l'empêcher !, ainsi que plusieurs autres | personnes qui lui offraient de très grands avantages pour
“son Séminaire, et qui n'ont rien omis de tout ce qu'ils “ont pu faire, par eux et par leurs amis, pour le porter à
“se séparer de nous et à s'attacher à eux ; et néanmoins Le La e L4 x » Co il a résisté de son propre mouvement à toutes ces sollici- PE J
du Jansenisme découverte à Monseigneur le Chancelier, par le sieur
de Preville. Ardent adversaire de la secte, il fut un des amis et des
“conseillers du P. Eudes ». Boulay, Vie du V. J. Eudes, tom. IX,
“1. Il s’agit de la Congrégation de l'Oratoire. C’est ce que prouve
idemment ce passage des Mémoires domestiques de Batterel : « Ce
t lui (François Servien) qui érigea la maison du P. Eudes en S é-
il comment accorder la solution que ce prélat a prise de confier son Séminaire au sieur Eudes, avec les promesses si souvent reitérées à N. RP. general et à plusieurs, de nous donner de l'emploi dans son diocèse et la conduite de son Séminaire : que, nommé par le Roi, de Méglise de Carcassonne à celle de Bayeux, il leur avait témoigné que
équi lui faisait plus de plaisir dans ce changement, était qu’il trou-
y en avait point dans l’autre. 11 insiste ensuite sur le triomphe du UP Eudes et de ses adhérents, qui se serviront de ce signe de defaveur a près de lui pour nous écraser, et sur la confusion qui en retombera
réts de son corps avec l'accès et le crédit qu'on suppose qu'il a aurés de son Évéque. » Cité par le P. Boulay, Vie du V. J. Eudes.
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tations, et après avoir rompu avec tous les autres, ik choisi de pauvres gens de néant comme nous, pour no! confier son Séminaire. ni i - potentes de sede, et ex0 tavit humailes*. : .
Il est vrai que M. Larderat* et M. de Saint-Julien* à beaucoup travaillé à cette affaire ; mais ç'a été parles mo vements que Dieu leur en a donnés, et sans en avoiré priés de personne.
En conséquence de quoi, entrons tous dans des sent ments d’une profonde humilité à la vue de tant de faveur! rendons-en grâces à Dieu de tout notre cœur, et à propo tion à la sainte Vierge, à saint Joseph et aux autres p: trons de la Congrégation, et à tous les saints Évêques « Bayeux. :
Pour cet effet, nous avons résolu d'employer l’octave € Noël en actions de grâces, et d’exposer le Saint-Sacreme dans notre chapelle, les trois premiers jours, selon la pe mission que M. le grand Vicaire nous en a donnée,t d'inviter tous no$ amis à adorer et remercier Notre-Se gneur avec nous.
Durant ces huit jours, nous dirons nos messes soil l'ordre de l'Église, et de plus, pour honorer la sainte Tr nité, Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Saint-Esprit et sainte Vierge, les quatre premiers jours ; le cinquième, € l'honneur des saints Anges ; le sixième, en l'honneur € saint Joseph, de saint Jean l'Évangéliste, de saint Joachi et de sainte Anne; le septième, en l'honneur des sain Apôtres, Martyrs, Prêtres et Lévites, Vierges, Innocen Évêques de Bayeux, et de tous les Saints ; le huitième, l'honneur de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère.
Nous y ajouterons trois intentions : la première, po
sr de Bayeux et ceux dont Dieu s'est servi pour accomp: