‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 260 sur 394 · LIVRE PREMIER. — L. XXVI · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — L. XXVI

Sa sainte volonté en cette affaire : la deuxième, pour tous ceux qui y ont été contraires ; et la troisième, pour obtemir tout ce qui nous est nécessaire pour bien faire ce qu'il demande de nous.

Nous dirons encore tous les jours un rosaire qui sera partagé entre nous, et tous les soirs le 72 Deum et un Sub duum præsidium.

… Je laisse à votre dévotion de faire ce que vous pourrez, mais je serais bien aise de savoir ce que vous aurez fait... … La troisième chose que je vous recommande, c'est de vous bien persuader que, pour connaitre ce que Dieu demande de vous en cette occasion, vous devez vous souvenir que la Congrégation a été établie de Dieu en son Église, et qu'il vous a fait la grâce de vous y appeler, pour ces trois fins :

» La première, pour vous donner les moyens d'arriver à

tique.

h La deuxième, pour travailler au salut des àmes par les missions et les autres fonctions du sacerdoce, qui est Pœuvre des Apôtres, l'œuvre de Notre-Seigneur, qui est

si grand et si divin qu ilsemble qu'il ne peut y en avoir

Néanmoins il y en a un qui le surpasse : c'est celui de availler au salut et à la sanctification des ecclésiastiques, Le quiest sauver les sauveurs, diriger les directeurs, en- Meigner les docteurs, paître les pasteurs, éclairer ceux ui sont la lumière du monde, sanctifier ceux qui sont la Manctification de l'Église, et faire dans la hiérarchie de Église ce que les Séraphins et les Chérubins font dans fa céleste patrie. Voilà la troisième fin pour laquelle Dieu

voulu établir notre petite Congrégation dans l’Église,

ft pour laquelle il nous y a appelés par une miséricorde

brécieux, la plus illustre portion de son Église, ce qui lui

est plus cher que la prunelle de ses yeux, le cœur d son corps mystique, c’est-à-dire les ecclésiastiques ; c’est la sainte famille dont il veut que nous ayons le soin et la conduite.

Jugez de là, nos très chers frères, à quoi nous sommes obligés, et quelle est la perfection qu'il demande de nous. Il veut que les prêtres soient le modèle et l'exemple des fidèles, mais il veut que nous soyons le modèle et la règle” des prêtres. | Humilions-nous en la vue de toutes ces choses qui sont si grandes ; reconnaissons notre indignité et incapacité infinie pour un tel emploi. Entrons donc dans une très grande défiance de nous-mêmes ; maïs en même temps, ayons une grande confiance en celui qui nous appelle car il a des gräces très puissantes à nous donner et qui sont proportionnées à notre vocation, et avec sa grâce nous pourrons tout. Mais entrons dans un grand désir d n'y mettre pas empêchement, et de nous disposer à le recevoir. Pour cet effet, prenons une nouvelle résolutio et donnons-nous à lui fortement pour faire saintemen toutes Les fonctions ecclésiastiques, pour exercer fidèle” ment tous les offices que nous avons en la communauté; pour exécuter ponctuellement tous lesordres, pour obéim exactement à nos Supérieurs, pour nous aimer cordiale ment les uns les autres, et surtout pour nous humilier sans cesse et en toutes choses.

Pour les ecclésiastiques que Dieu nous enverra, dis | posons-nous à faire trois choses : 1. à leur donner un très bon exemple de piété, de modestie et de toutes sortes de vertus ; 2. à les recevoir et traiter avec une très grande charité, cordialité, civilité, honnêteté, douceur et mansué* tude, et à n'omettre rien de tout ce que nous pouvons faire

beaucoup pour eux, en nos messes et autres prières, afin que Dieu leur donne le véritable esprit ecclésiastique.

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