‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 266 sur 394 · Costil, Annales, 1. 5, n · texte numérisé non relu

Costil, Annales, 1. 5, n

“que, me trouvant dans une maison fort célèbre de Paris, non s'est plaint à moi de ce que, depuis quelque temps, on Ma remarqué à Rouen une facilité extraordinaire dans la commuuication de quelques-uns des vôtres avec ceux qui ne sont que trop raisonnablement convaincus d'en- …gagement au parti, et particulièrement de celui qui a la “conduite de la maison, dont la vertu m'est assez connue, | mais lequel, manquant apparemment d'assez de force et | de vigueur pour s ‘opposer ouvertement à ces personnes, «serait capable, sans y penser, de porter un notable préju- Mdice à votre Séminaire,: et empêcher tout le bien qu'il l pourraitfaire, et mème des sujets qui y pourraient entrer, | lesquels attribueraient cette conduite à celui qui a le soin universel de la Congrégation. »

… Voilà ce qu'on m'a écrit, etce qui doit nous apprendre à Mveiller sur notre conduite. Je ne sais point de plus grand “secret que de marcher notre grand chemin, sans nous mêler de rien, sinon de garder les commandements de Dieu et de l’Église et les règles de notre profession, et ex- \horter tout le monde, dans nos entretiens particuliers et “dans nos prédications et exhortations, à faire de même, évitant, tant qu'il est possible, de parler des questions du temps, soit de celles qui regardent la foi, soit de Celles qui concernent la morale, spécialement dans la prédication.

… Je vous conjure aussi, mon très cher frère : 1. de fuir, Autant que vous pourrez, la communication de tous ceux “qui sont dans la mauvaise doctrine : Sermo eorum ut cancer serpit: ; et puis cela nousrendrait suspects et nous ferait grandtort ; 2. de témoigner toujours aux Révérends Pères Jésuites et à tous les religieux, toute la charité et amitié possible.

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