‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 272 sur 394 · LIVRE PREMIER. — L XL · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — L XL

A un confrère. Sur l'utilité des missions.

Je n'ai jamais goûté de consolations plus sensibles

goûté quelque petit trait de ces douceurs et de ces consotions, je suis assuré qu il y aurait presse à travailler aux

LETTRE XLI° À M. Blouet, à Paris. Sur la mission de Villedieu. [Automne 1659.]

… Nous voici encore plus pressés de monde qu’à Vasteville. … Nous avons quatorze confesseurs, mais il est certain

ue cinquante ne suffiraient pas.

» C'est une chose qui vous crève le cœur de pitié, de voir

“et quatre lieues, nonobstant les Re chemins, qui “demandent avec larmes qu'on les entende en confession, qui sont des six et huit jours sans pouvoir être entendus, tant la presse est grande, et qui couchent la nuit sous le Portail et sous les halles, au temps qu'il fait. Rogemus

“1. Martine, L. 3,n. 68. Nous ne savons à qui cette lettre était adres- , ni à quelle date elle fut écrite. Nous la plaçons ici parce qu’elle xprime des idées analogues à cqles que le P. Eudes émet dans la

LETTRE XLII

A M. Blouet de Camilly. Sur la guérison de M, de Langrie.

Jésus soit béni éternellement de la meilleure santé de notre très cher M. de Langrie.

Vos lettres d'aujourd'hui m'ont redonné la vie. Ce n'est pas que nous ayons mis notre appui et notre confiance en la créature. Non, Dieu nous en garde ; mais queh moyen de ne pas ressentir la perte d'un si bon ets cordialami, qu’ila plu à la divine Bonté de nous donner# Quand il lui plaira pourtant de nous l’ôter, et tous les autres, nous tàcherons de dire le mieux qu’il nous sera possible: Dominus dedit, Dominus abstulit ; sicut Do: mino placuit, ita factumest : sit nomen Domini benedictum??

Assurez-le, s’il vous plaît, que nous prions Dieu pour lui, mais que nous ne demandons autre chose, sinon que sa très adorable volonté s’accomplisse en lui. |

LETTRE XLIITI°

A M. Blouet de Camilly. A propos du plan de la chapelle de Caen, dressé par les soins de M. Mannoury.

Si M. Mannoury a mis quelque chose, dans son dessin de superflu et contre la simplicité, je le retrancherai bien, Dieu aidant : car je suis ennemi juré de tout ce qui est contraire à cette vertu, et je n'y souffrirai rien que ce qui sera nécessaire et sans ornements. À

1. Costil, Annales, 1. 5, n. 35. — 2. Job., I. 21. . | 3. Costil, Annales, 1]. 5, n. 23. L

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