‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 284 sur 394 · LIVRE PREMIER. — L. LXII. At · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — L. LXII. At

eçoit sont merveilleux ! Combien d'âmes seront sauvées ar ce moyen ! Quelles obligations avons-nous à la divine “Bonté de nous avoir choisis, très indignes que nous sommes, pour un si saint emploi, quiestle plus nécessaire, “le plus digne et le plus fructueux de tous les emplois ui sont dans l'Église de Dieu! Bienheureux ceux qui ersévéreront dans un si saint emploi, et qui n'écouteront as les sentiments de la nature corrompue qui ne erche que sa satisfaction, mais qui renonceront au os que l’amour-propre désire, pour travailler, à l’imiion et pour l'amour de notre divin Maître, qui n'a jamais de repos en ce monde, et qui a mis toute sa satisaction à faire la très sainte volonté de son Père. Bienéureux ceux qui travaillent avec lui, car leur travail nira bientôt,et ils jouiront avec lui d’un repos éternel. Et jartant : Bonum facientes non deficiamus : tempore enim Suo metemus, non deficientes!.

LETTRE LXII

A. M. Faucon, dit de Sainte-Marie, successeur de - M. Manchon dans la supériorité du Séminaire de Rouen. » Sur la pauvreté de sa maison.

Notre-Seigneur nous fait pauvres, pour nous faire la ce de lui être conformes, et pour nous donner occasion nous humilier, et de nous soumettre à sa très sainte

mn 1. Galat. VI, 9. |

«2. Hérambourg, Il, ch. 3. L'auteur ne nomme pas le destinataire cette lettre. I1 nous dit seulement qu'elle était adressée au sucsseur de M. Manchon. Mais nous savons par les Annales, 1. 7.n.7, le successeur de M. Manchon à la tête du Séminaire de Rouen M. Faucon. Il ne fut Supérieur de cette maison que deux ans, > 1663 à 1665. C'est donc en 1663 ou en 1664 que fut écrite la lettre

volonté,et de mettre toute notre confiance en lui. Me , ne donc entièrement, mon très cher pe et en notr

maison pour nous y Jaisser oem faim ; ais e trop bonne pour cela, et elle ne manque pas de pouvoi puisqu'elle est toute puissante au cielet en la terre. A donc recours à elle ; et cependant ne laissez pas d'apport aussi de votre part toute la diligence que vous pourrez

LETTRE LXII

Obédience de M. Avenel.

J: M0 ‘4 Ce 14 novembre 1663.

Notre très cher frère M. Avenel demeurera en n0 maison de Lisieux, pour y faire la quatrième ou la quième classe, au jugement du Supérieur.

JEAN EUDES, prêtre missionnaire de la Congrégation de Jésus et Marie.

LETTRE LXIV

A. M. de la Haye de Bonnefond®. Sur la mission dé Cretteville, au diocèse de Coutances.

[Automne 1664.|.

Voici une mission que nous faisons au Cotentin, dans - Beauptois, dans la paroisse de Cretteville, où M. le Pré

1. Recueil de Caen, avant-dernier document. ; 2. Costil, Annales, 1. 6, n. 24 ; Martine, 1. 5, n. 64. 2 3. L’annaliste écrit de Bonne/fonds ; mais M. de la Haye signaitss

y LIVRE PREMIER. — L. LXV 453

ident de Franctot demeure pendant la vacance, sur iquelle Dieu verse des bénédictions tout extraordinaires. ar, quoi qu'il ait plu presque continuellement depuis six maines que nous sommes ici, et que les eaux soient fort andes de tous les côtés et les chemins très mauvais, nous pourtant beaucoup de monde aux prédicatiôns et

x autres exercices de la mission, et une si grande presse

aux pieds des confesseurs, depuis le matin jusques usoir, sans boire ni manger, et si touchées que ceux li les entendent ne trouvent aucune difficulté à rompre mauvaises habitudes, toutes les occasions de péché tebtous les autres obstacles du salut ; de sorte qu'ils disent (qu'ils n'avaient jamais vu de mission où les grâces du teiel fussent si abondantes : ce qui nous doit bien encouger à travailler pour le salut de tant de pauvres âmes ui périssent tous les jours. Aidez-nous aussi, mon très 1er frère, à bénir Notre-Seigneur et sa très sainte Mère, Wdetoutes les faveurs qu'ils font à notre petite Congrégation, qui certainement sont très grandes.

LETIRE EXV”

— A un de ses enfants, après une maladie. Sur la soumission à la divine Volonté.

Aidez-moi àremercier Notre-Seigneur et sa sainte Mère m'avoir délivré d'une grande maladie qui n’a duré que

jours, — c'était une pleurésie *, — et à les prier de

- Hérambourg, Il, ch. 5.

: Cette parenthèse est vraisemblablement une addition de M. Hé-

rambourg. Le P. Eudes contracta une pleurésie durant Ia mission

me Anne à la divine Volonté d'une si bonne manié que je n'emploie pas un seul momentde la vie qu’elle m'e donnée, que pour faire en tout et'partout ce qui li sera le plus agréable. Je suis très édifié et consolé de votre soumission à cette adorable Volonté. Demeurez ferme dans cette sainte disposition. Je supplie Notre- Seigneuk de la fortifier et accroître en vous de plusen plus.

LETTRE "XVIe

Aux Prêtres du Séminaire de Rouen. Pour leur annonce la nomination de leur nouveau Supérieur, M. Jacq de la Haye de Bonnefond.

Après avoir beaucoup prié Dieu pour obtenir la grà@ de connaître son adorable volonté touchant le Supérieur que je devais vous envoyer, je n'en ai point trouvé soit plus propre que notre très cher frère M. de Bonne fond. Il a beaucoup de vertu et de piété, il’est fort sagi et fort prudent, il a de la science, il a passé par l'économil ce qui le rend ui propre à la supériorité. 1l y a Ne. u-

car c'est une maxime que quiconque ne sait pas obéir n’est pas propre à commander. De plus, il n'a aucune n= firmité qui l'empêche de donner l'exemple. Enfin, il sa comme il faut vivre avec le monde. Ainsi il a toutesle qualités requises à un Supérieur, qui se rencontrent rarement dans une même personne.

qu'il prêcha à Granville en 1665, et c'est là ce qui nous fait © que cette lettre est de 1665. Cf. Memortiale beneficiorum Dei, n. 7. | 4. Costil, Annales, 1. 7, n, 7.

Page 1