HE
“sus; et d'écrire de ma part à Coutances, à Rennes, à Li- “sieux, qu'on y fasse de même, et à Rouen qu'on fasse une - meuvaine de messes à saint Joseph, le tout selon mes in- . tentions, et de prier nos Carmélites de faire une neu- “vaine à leur dévotion, en l’honneur de la bienheureuse
“Nierge el de sainte Thérèse.
LETTRE LXXVI
A M. de Bonnefond, à Caen. Sur la mission de Saintmm. Germain-en-Laye, donnée par ordre de Louis XIV.
e} [Saint-Germain-en-Laye, 2 avril 1673.]
—… Sitôt que je fus arrivé, je saluai Leurs Majestés, Me le Dauphin et Monsieur, frère du Roi, qui me reçurent fort
bien.
Launay, et M. Paillot fait le catéchisme à deux heures, où la Reine a assisté une fois. Pour moi, j'ai prêché tous les jours, au soir, avec autant de force que jamais, des 5 fort touchantes. Grâce à Dieu, tout le monde té- | moigne en être fort content, et tous assurent que Leurs Le
ps 1. Costil, Annales, 1. 7, n. 34. Martine, 1. 7, n. 27. Entre le texte M. Martine et de M, Costil il y a quelques divergences de détail ; pais elles sont si peu importantes qu'il nous semble inutile de les
elever.
466 LETTRES DU BIENHEUREUX à. |
Majestés sont dans les mêmes sentiments, et la Reine me dit hier que je continuasse de prêcher encore tous les jours de cette semaine. Entin tout le monde nous dit que le Roi et la Reine sont très contents.
LETTRE EXXMII
A M. de Bonnefond. Sur la mission de Saint-Germain-en-Laye.
(Paris, 21 avril 1673.]
Hier la Reine vint ici aux Carmélites, pendant que j'és tais à Montmartre : elle témoigna tant et tant de satisfac tion de la mission et des prédicateurs, que cela ne se pet exprimer. Elle dit que les autres prédications n'étaieni que des paroles, mais que celles-là pénétraient jusqu'a fond du cœur, que tout le monde en était touché, € qu'elle voyait du changement en la conduite du Roi. Prie Dieu qu'il bénisse nos petits travaux. Enfin elle fit pa raître tant et tant de bonté, tant et tant d'amitié (ce son les termes de notre bonne sœur Thérèse, qui allumait Je feu tant qu'elle pouvait) envers le néant des néants, qu cela n’est pas imaginable. Et elle recommanda instam ment à la sœur Thérèse de ne laisser point passer journée sans me dire toutes ces choses. Bienheure ceux qui sont aimés de la Reine du ciel! ,