‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 315 sur 394 · TRUE LE TOURS · texte numérisé non relu

TRUE LE TOURS

492 LETTRES DU BIENHEUREUX co É

leur parler pour les remettre‘? Certainement celle quil y met empêchement doit bien eraindre la vengeance de Dieu?. Je le prie pourtant de tout mon cœur qu'il lui fasse miséricorde ; et pour vous, ma très chère Fiile, je vous conjure au nom de Dieu de ne rien faire que je né vous aie parlé. Ayez encore un peu de patience et né vous laissez pas aller à la tentation, et soyez persuadée que, dans peu dejours, vous serez aussi réjouie etconsolée que vous êtes maintenant afiligée. n.

Considérez, ma chère Fille, que c’est à moi que la divine Providence vous a adressée, et que c'est de moi. qu'il lui a plu de se servir pour vous attirer à son service. Cest pourquoi je vous supplie, au nom de Notre-Seigneur et de sa très sainte Mère, de m'accorder ce que je vous demande, qui est de ne point sortir de la Maison que je ne vous aie parlé auparavant. Celle que vous écoutez vous fait accroire qué je la chasse de la Maison, ce qui n’est point vrai; car je lui ai toujours dit, et je le dis ‘encore, que si elle veut demeurer dans l’obéissance et ne se point rendre rebelle à toutes les choses que je lui ak

selle de Taillefer vit ainsi partirsa sœur, qui était entrée avec elle à law communauté ; elle fut elle-même sur le point d'abandonner sa voca> tion, et c'est pour la retenir que le P. Eudes lui écrivit cette lettre, Cf. Boulay, Vie du P. Eudes, tom. ?, p 93 sq ; Ory, Origines de Notre Dame de Charité, p. 7, 20, 28,57, 129 sq.

1. Il s’agit ici soit des postulantes que le P. Eudes avait envoyées au Refuge de Caen, à la suite des missions de S. Sauveur-le- Vicomte et de Valognes (1643), et qui toutes abandonnèrent leur vocalion, à l'exception de Mademoiselle de Taillefer, soit des directrices placées à la tête de l’œuvre avec Marguerite Morin, et qui l’abandonnèrent avec elle. V. Boulay, Vie du P. Eudes. tom. 2, p.97 sq. ÿ

2. Marguerite Morin, originaire de Coutances, mais ayant élu do micile à Caen, était née dans le protestantisme. Après sa conversions elle s’appliqua à la pratique des bonnes œuvres. Le P. Eudes cruts

Notre-Dame de Charité. Mais Marguerite Morin ne put entrer dans ses vues, etelle quitta l'œuvre en 1644. Après sa sortie, elle resta quelques années à Caën, chargée de la direction de l'hôpital des Petits Renfermés. En 1632, elle fonda, avec Marie du’ Bose, la Charilé de Bayeux, y fit profession le 1° juin !657, et y mourut en odeur der sainteté le 1°* octobre de la même année. Ory, Origines p. 6, 20, 22

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