‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 316 sur 394 · LIVRE DEUXIÈME. — L. I · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. — L. I

dites, mais se soumeltre commeelle doit, je serai très aise si elle demeure ; si bien que si elle sort, ce n’est point par mon ordre, mais par sa désobéissance. Enfin, ma chère à Fille, je vous supplie encore une fois d'avoir un peu de patience, et vous verrez que tout cel orage s’en ira en fumée.

… Ce que je vous dis,je le dis à toutes nos chères Sœurs que j'aime en vérité de tout mon cœur. Faites-leur part de L ces choses, je voue prie, et vous ferez une chose très « agréable à Dieu.

D C' est votre très affectionné Père,

JEAN Eunes, Prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie.

[P. S.] — Mettez-vous un peu aux pieds de la très sanocrée Vierge et vous donnez à elle, et lui demandezforce ; … c'est votre vraie Mère, elle ne vous TE pas.

LETERE) TT":

Aux Religieuses de Notre-Dame de Charité de Caen. Sur la Fête des Joies de la très sainte Vierge ?.

D t Paris. 5 juillet 1650).

LM

Mes TRÈS CHÈRES SŒURS, Jésus, le très saint Cœur de Marie, soit la vie et Ja joie . de nos cœurs pour jamais !

» 1. Recueil de Caen, lettre 19. D’après le P, Ory et le P. Boulay,

cette lettre fut écrite en 1450, à Paris, où le Bienheureux s ’étaitrendu

avec M. Mannoury pour obtenir de Mer Molé, Évèque de Bayeux,, l'approbation de AU DEP de Charité, qui ne fut agcandée que le

février suivant,

. 2. Le Bienheuieux avait une grande dévotion aux Joies de la très

sainte, Vierge, dont il a composé un bel office que l’on trouvera dans

“le tome XI des Œuvres.

Vous m'avez bien réjoui par votre belle et charitable lettre, dont je vous rends mille grâces. J'espère que la communion que vous avez offerte à Dieu pour mon intention, en la fête de saint Jean ‘, me sera utile et à vous aussi, puisque toutes mes intentions n'ont point d'autre but que la sanctification de vos âmes et l’établissements du règne de Dieu dans vos cœurs. C'est à cela qu'il faut sans cesse travailler ; c'est en cela que consiste tout notre bonheur, et c'est en cela qu'il nous faut mettre notre joie.

A propos de joies, je vous ai écrit celle-ci le 5 de juillet, qui est le jour de la fête des Joies de la très sacrée

Vierge, notre bonne Mère. Si vous n’y avez pas pensé, je prie notre chère Mère de vous marquer un autre jour au quel vous fassiez cette fête, et de vous permettre à toutes la sainte communion, laquelle vous offrirez à Dieu pour cinq intentions :

1. En actions de grâces à la très sainte Trinité pour toutes les joies qu’elle a données à la bienheureuse Vierge, tant en la terre qu’au ciel ;

2. En satisfaction et réparation des douleurs et tristesses que nous lui avons causées par nos péchés, pendant qu'elle était sur la terre ;

3. En augmentation et accroissement des joies qu’elle possède dans le ciel ;

4. Pour demander à Dieu qu'il nous donne la grâce de mépriser et d'avoir en aversion toutes les fausses joies de ce monde;

5. Pour demander encore qu'il nous fasse la grâce de mettre toute notre joie à suivre en tout et partout sa très aimable Volonté, et à porter la croix avec notre très ado-M rable Sauveur. Car, en vérité, en vérité, mes très chères

1. On sait que le Bienheureux avait reçu au baptème le nom de Jean. La lettre ci-dessus montre que les Sœurs de Caen lui offraient leurs soubails de fête à la saint Jean-Baptiste, qui tombe, comme on sait, le 24 juin. ” À

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