‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 322 sur 394 · LIVRE DEUXIÈME, -— L. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME, -— L. VIII

cordiale vers moi, non plus que de la part que vous prenez, avec nos chères Sœurs, à mes petites afflictions. Je jus en remercie de tout mon cœur, ma très chère Mère, vous supplie de m’obtenir de Notre-Seigneur la grâce e les porter en son esprit.

… J'ai mis. votre lettre pour M: de Bayeux entre les mains de M. le Tardif qui est bien instruit de votre affaire, et qui saura bien dire tout ce qui sera nécessaire et conveble. Il s’est offert, de lui-même, d'en être le porteur. iez Dieu qu'il bénisse tout, et.que sa très adorable volonté soit accomplie en toutes choses.

» Je me réjouis de ce que nôs chères Sœurs marchent Si gaiement et si courageusement dans les voies du ciel, “par la pratique des solides vertus ; je les conjure de continuer, el de s'avancer toujours de plus en plus, surtout en l'humilité, en l’obéissance et la charité mutuelle, et ven l'amour de notre très aimable Jésus et de sa très digne Mère. C'est en ce même amour que je les salue toutes en général et en particulier, et que je suis de tout mon cœur, Ma très chère Mère, AIN, Tout vôtre, Jean Eunes. Prêtre Missionnaire.

VAa Mère Patin, Supérieure de N.-D. de Charité. Le Bienheureux lui parle de la Sœur Marie des Vallées, et lui donne des avis pour son intérieur ?.

Janvier 1652.]

— Matrès chère Mère, que j'aime très cordialement, en lamour sacré du très saint Cœur de Jésus et de Marie. ils soient pour jamais le Cœur de notre cœur.

M. Recueil de Caen, Lettre 6; Xe 2 PRO Vie du P.Eudes, tome 2, C 10 30.

- Cette lettre u’est pas datée; mais elle dut être écrite quelque

Notre chère Timothée est maintenant en des souffrances extraordinaires, à raison de quoi on ne peut lui parle d’aueune ehose. Sitôt qu'elle sera en son état ordinaire, je lui lirai votre lettre, et si elle me dit quelque chose vous dire, je ne manquerai pas de vous l'écrire. Cepen” dant je puis vous assurer, ma très chère Mère, qu'ellen vous chérit fortement et cordialement, et qu’elle vou porte dans son cœur, avec toute votre chère Commu= nauté, d’une manière qui n'est pas commune. |

Pour votre état, après vous avoir recommandée à Notre” Seigneur, et m'être donné à lui pour vous dire ce qu'il au” rait agréable de me donner là-dessus, voici ce qui m'est venu dans l'esprit. |

Il est vrai, ma chère Mère, que les misères des enfants. d'Adam sont infiniment plus grandes que l'on ne sauraïll ni dire ni penser ; car nous portons en nous deux abîmes de misères qui n'ont point de fond, le premier c'est l'a bime de notre néant, et le second c’est l’abîime du péché" Dieu permet, ou plutôt il vous fait la grâce particulière de voir en vous quelque parcelle de ces deux sources, inépuisables de misères, et ce pour deux raisons : n

Premièrement, pour fermer par ce moyen toutes les portes de votre cœur à la maudite vanité, laquelle fait ur | étrange ravage en quantité d’âmes qui font profession den vertu et de piété et qui aspirent même à la perfection, el en précipite, hélas! plusieurs dans la perdition ; comme aussi pour conserver, fortifier et accroître en vous la plus nécessaire de toutes les vertus, qui est l humilité, laquelle

temps avant la profession de Mademoiselle de Taïlleffer (2 juin 1652)4 car à la fin il est question de la dot de cette religieuse. D'autre part elle fut écrite dans le temps consacré à la Sainte Enfance, et à une époque où le P, Eudes se trouvait auprès de Marie des Vallées qui avait mission de consulter, et qui est désignée sous le nom de LE mothée. Nous savons par ailleurs que le P. Eudes prêcha une mission à Coutances, où vivait Marie des Vallées, du 3 décembre 1651 au là février 1652. La lettre qui nous occupe fut donc écrite à Coutances; la fin de décembre 1651, ou au commencement de janvier 1652:

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