‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 335 sur 394 · LIVRE DEUXIÈME. — L. XIII · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. — L. XIII

que vous reconnaissez en vous. La seconde, de tenir touours votre intention droite et pure, en protestant sourent à Notre-Seigneur que vous ne voulez rien faire que pour sa gloire et son amour, et pour accomplir en toutes choses sa très adorable volonté. La troisième, d'avoir dans votre cœur, et de témoigner par vos paroles et par vos actions, un grand amour, douceur et cordialité à outes vos Sœurs.

» Je supplie le très aimable Enfant Jésus de vivre et réner dans votre cœur et dans les cœurs de toutes nos ères Sœurs, que je salue en généralet en particulier, “avec toute l'affection qui m'est possible, leur souhaitant mille et mille bénédictions, et une grande abondance —de grâces pour employer saintement cette nouvelle année, Met selon la très sainte volonté de Dieu.

MSi proche du temps auquel il doit se consacrer à la divine Majesté par les vœux solennels de la sainte Religion. Je supplie son infinie bonté de lui donner toutes les grâces

écessaires et convenables pour bien faire cette action.

recommandations de la bonne sorte.

» Je suis de tout mon cœur, ma très chère Nièce, Sœur et

Tout vôtre, JEAN EuveEs, Prêtre Missionnaire.

1. Marie Herson avait deux frères, Jean, né le 2 octobre 1632, et Visaac, né 12 3 mai 1638. V. Boulay, Vie du P. Eudes, tom. 1, p. 17.

Nous verrons plus loin qu'elle avait aussi une sœur, Francoise Herson, jui devint religieuse de Notre-Dame de Charité. Voir Lettres V, XVII.

J'ai grande joie de ce que votre frère‘, mon neveu, est

Quand vous lui écrirez, je vous prie de lui faire mes

Ca [C2 Es

LETTRE SAM À la Mère Patin. Sur le décès de la Sœur Marie

de l'Enfant-Jésus de Bois-David®. 4

[Rouen, février 1660 |. :

JM | ; l

MA TRÈS CHÈRE ET BONNE MÈRE,

La divine Volonté soit notre conduite en toutes choses. M

Le décès de notre très chère Sœur Marie de l'Enfant-« Jésus m'a un peu surpris d’abord ; mais ayant jeté aussitôt les yeux sur cette très adorable Volonté, qui dis-. pose si bien de toutes choses qu'il ne se peut pee mieux, mon cœur est demeuré en paix, et ma bouche n’a pu dire + autre chose sinon : « Mon Dieu, non ma volonté, mais la. vôtre soit faite‘! » Oh ! que cela est bien ainsi, ma très chère Mère, puisque tel est le bon plaisir du divin Enfant l: Jésus qui a voulu prendre cette chère Sœur, consacrée à la divine Enfance, dans le temps qui est 'dédié à ce grand mystère. Elle est allée prendre possession dwcielk au nom de toutes les Sœurs, et y commencer un établissement éternel de la Communauté de Notré-Dame de Charité. Elle est allée dans le Paradis, pour y adorer, louer et aimer continuellement et éternellement la très sainte Trinité, avec Jésus et Marie et avec tous les Bien- Û heureux, au nom et de la part de ses chères Sœurs. Ce sont les prémices de votre Maison, que vous avez offertes à la divine Majesté ; c’est votre premier sacrifice, qui aura été très agréable devant le trône du grand Dieu.

Mais quand je dis qu'elle est allée au ciel, je ne dis pas

+ «s sonne

À. Recueil.de Caen, Lettre 12 ; Hérambourg, IL, cb. 6.

2, Comme nous l'avons dit précédemment, Sœur Marie de l'Enfant- Jésus mourut le 30 janvier 1660. Le P, Eudes était alors à Rouen C’est de là qu'il écrivit à la Mère Patin la lettre ci-dessus, évidemment dans les premiers jours de février 1660. L

3. « Verumtamen non mea voluntas, sed tua fiat. » Luc. XXII, 42:

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