‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 340 sur 394 · MES TRÈS CHÈRES ET BIEN AIMÉES SŒURS · texte numérisé non relu

MES TRÈS CHÈRES ET BIEN AIMÉES SŒURS

4 La divire Volonté soit notre conduite en toutes choses. - Je vous remercie de tout mon cœur de votre belle et cordiale lettre qui m'a bien réjoui*.

| 4. Recueil de Caen, Lettre 31 ; Costil, Annales, 1. 6. n. 2. 2. Cette lettre est datée du 20 juillet 4660. Le P. Ory, Origines

Quand je suis parti de Caen, je pensais n’être que deu» mois à mon voyage ; mais ma volonté ne s’accordait pa avec ma pensée, car je voulais être plus de huit mois; mais je ne savais pas que j'avais cette volonté. Je le vou: lais, puisque Dieu le voulait, dont la volonté est la mienne Je ne savais pas que j’eusse cette volonté, parce que je 2 ‘connaissais pas quelle était la volonté de Dieu en ceci comme je ne sais pas encore quelle elle est pour l'avenir. Il est très évident que sa sainte Providence nous a fait. venir ici, pour y faire, par des instruments très chétifs, c&

le plus agréable, pour la seule gloire de son saint Noms sans avoir égard à nos uen et à nos misères. 1

Il est vrai que je n'ai point d'inquiétude de ce qui vous regarde, mes Sœurs très aimées ; car, outre le soit très grand et l'amour très ardent que je sais que notre Mère admirable a des filles de son Cœur, je sais bien aussi en quelles mains je vous ai laissées. Cela n'empêche pa néanmoins que je n’aie un soin fort particulier de vous offrir tous les jours à Notre-Seigneur Jésus-Christ dans 14 saint sacrifice de la Messe, et que je ne vous aille visit tous les jours en esprit ; comme aussi je vous prie, mes s, très chères Sœurs, de venir tous les jours travailler ave® nous, dans cette mission‘, par vos prières et autres exéPn cices de piété : vous ne sauriez rien faire de plus agréablé, à sa divine Majesté.

Je me réjouis beaucoup des bénédictions que son infinie bonté donne à votre pelite Communauté, et le supplie très. bumblement de les augmenter de plus en plus, et de né

p- 90, suppose non sans vraisemblance que c'est une réponse tardive aux souhaits de fête qui avaient été adressés au Bienheureux à loë casion de la Saint Jean-Baptiste. #

1. Le Bienheureux prêchait alors une mission à Saint-Germain des” Prés.

Page 1