‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 345 sur 394 · LIVRE DEUXIÈME. — L. XX · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME. — L. XX

A la Sœur Marie de l'Assomption Eustache de Taillefer. Surla Conformité à la Volonté de Dieu.

[Paris, septembre-octobre 1660 ?

Je vous rends mille grâces, ma très chère Fille, et à toutes nos très chères Sœurs aussi, de vos charitables -souvenirs et de toutes vos sincères cordialités. Je vous “assure que je ne vous oublie.point devant Dieu. et que je . vous porte, tous les jours, toutes et chacune en particulier au saint autel.

» Sijesuivais mes inclinations, je vous assure que je se- “rais plutôt à Caen, pour vous entretenir quelquefois des bontés incomparables de notre très bon et très adoable Sauveur, que d'être ici, à courir les rues de Paris. Mais Dieu nous garde de faire jamais notre volonté, et nous fasse la grâce de bien reconnaitre que nous n'avons | point d'autre affaire en ce monde que de faire en tout et Mpartout la sienne Corde magno et animo volenti! Oh! quelle Joie de savoir que c’est là notre très unique affaire, “et que toutes les puissances de la terre et de l'enfer non seulement ne sauraient, si nous voulons, avec la grâce de Dieu, nous empêcher un seul moment de faire cette “unique affaire, mais encore que plus elles s'efforcent de ‘nous en empêcher, plus elles nous aident à la faire.

D Mac. I, 3.7

…. 2. Recueil de Caen, Lettre 18. Gette Lettre n’est pas datée, maiselle est antérieure à 1668, époque de la mort de la Sœur Marie de JAssomption. Le mot de la fin, et la place qu'elle occupe dans le Recueil de Caen, donnent à croire qu'elle fut écrite dans les derniers mois de 1660, Con la Mère Patin eut enfin consenti à envoyer M. Boniface à Rome pour solliciter l'approbation de l'Ordre. Cf. Ory. Drisines, p- 97; Boulay, Vie du V. J. Eudes, tom. 3, p. 405.

Je salue du meilleur de mon cœur, ou plutôt en l'amour sacré du très saint Cœur de Jésus et de Marie, toutes nos très chères Sœurs en général et en particulier, mais surtout notre toute chère et bonne Mère, en la ta de laquelle je me fie tout à fait.

Le tout vôtre, JEAN EuDEs, Prêtre Missionnaire.

A la Mère Patin. Sur les démarches à faire à Rome, et la conduite des Pénitentes,

[ Paris, été 1661].

MA TRÈS CHÈRE ET BONNE MÈRE

La divine Volonté soit notre conduite en toutes choses.

J'envoyai hier l'attestation de Messieurs les Grands Vicaires, que vous m'avez envoyée, avec plusieurs autres attestations que M. Boniface m'a demandées, de Messieurs les Grands Vicaires de Paris, touchant les Religieuses de l'Hôtel-Dieu de Paris, qui sont toujours. parmi quantité d'hommes malades, convalescents, médecins. chirurgiens, apothicaires, serviteurs de l'hôpital, et même de filles perdues qui y viennent accoucher, et touchant vos Sœurs de la Visitation qui sont chez les Madelonnettes, pour faire voir que l’un et l’autre se fait sans qu'il y arrive aucun désordre.

1. Recueil de Caen, Lettre 19. M. Boniface était arrivé à Rome le 17 mai 1661, et le 30 il rendait compte au P. Eudes des démarches qu'il avait faites. Il réclamait en même temps diverses attestations que le P. Eudes se hâta de lui envoyer. La lettre ci-dessus. oùilpar de cet envoi, dût être écrite de Paris pendant l'été de 1661. L'évèque de Bayeux dont il est question dans la lettre, est Monseignenr de Nesmond, qui ne fut sacré que le 19 mars 1662.

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