LIVRE DEUXIÈME. — L. XXVIII
très bénin Sauveur et sa très bonne Mère, et que vous les aimiez de tout votre cœur.
Je salue très cordialement la bonne Mère Supérieure et toutes mes très chères Filles.
Si on veut beaucoup m'obliger et me réjouir, on recevra la pauvre orpheline qu’on a mise dehors.
Vive Jésus et Marie.
JEAN Eupes, Prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie.
LETTRE XXVIII
A la Mère Patin, qui lui avait annoncé l'approbation apostolique de l’Ordre de Notre-Dame de Charité.
De Paris, ce 11 octobre 1665.
JM T.
Je vous remercie de tout mon cœur, ma très chère Mère, des heureuses nouvelles que vous m'écrivez, dont L j'ai une joie indicible. Grâces infinies en soient rendues à jamais à la très sainte Trinité ; grâces infinies à notre - très aimable Jésus ; grâces éternelles à sa très sainte Mère b et à la nôtre : gräces immortelles à notre très honorée Sœur Marie des Vallées, qui a beaucoup contribué à ce beau succès ; grâces immortelles à tous les Anges et à tous les Saints, spécialement à saint Francois de Sales ; béné- - dictions sur bénédictions à toutes les personnes qui y ont h travaillé !
Réjouissons-nous en Notre-Seigneur, ma très chère h Mère ; réjouissons-nous, mes très chères Sœurs, et que L ces faveurs du ciel nous animent à aimer plus ar demk ment et à servir plus fidèlement notre très bon Jésus et
"18 Recueil de Caen, Lettre 29.
Ot- QE Cù
notre très aimable Mère par la pratique des solides vertus, spécialement de l'humilité, de l’obéissance, de la charité, et surtout, surtout, surtout, du zèle du salut des" âmes perdues et abandonnées. C'est en ceci que vous. pourrez davantage faire paraître l'amour que vous por tez à celui qui s'est sacrifié pour elles, et le désir que vous avez de plaire à sa très charitable Mère.
Au reste, je ne doute pas que vous n'ayez bien chanté: notre saint Alleluia. Oh ! que j'ai grand désir de le chanter avec vous, ma très chère Mère et mes très chères Sœurs, et de vous porter une sacrée relique des saints Martyrs; compagnons de saint Denis, que j'ai obtenue pour vous de M° de Montmartre ; car je ne vous oublie pas, mes très chères Sœurs, quoiqu'il semble que vous m’oubliie tolalement, n'ayant eu aucune nouvelle de vous depuis que je suis parti de Caen. Je vous assure que tous les jours je vous porte, toutes en général et chacune en particulier, sur mes épaules comme mes pauvres brebis, et dans mon cœur comme mes chères filles, au saint autel, pour vous sacrifier avec notre adorable Hostie, à la gloire et à la louange de la très sainte Trinité, et pour faire plu: sieurs autres choses pour vous qui seraient trop longues à vous écrire.
Je vous prie, ma très chère Mère, de donner la lecturé de cette lettre à toutes nos Sœurs, et de n'oublier point, devant Dieu, celui qui est en vérité, dans le très saint Cœur de Jeu et de Marie, ma très chère Mère,
Le tout vôtre, JEAN EUDES, Prêtre Missionnaire de Caen.