LIVRE DEUXIÈME. — L. XXVI
xoir que vous abandonniez votre affaire de Rome en si … beau chemin. Jai encore recu une lettre celte semaine de — M. Boniface, quim'écrit qu’elleest en fortbonétat. Vous me | prondez que vous ne pouvez pas envoyer d argent, qu'on ne vous donne assurance que Fe chose réussira. Est- il
sonnable, fasse une telle os ? Voulez-vous traiter M. Boniface, qui a fait un si long voyage et qui prend = tant de peines pour vous, par pure charité, comme un ‘4 banquier ? Est-ce que vous voulez qu'il vous rende ce qu'il aura employé pour ses nécessités en vous servant? S'il … vous servait en qualité de valet, vous ne pourriez l'obliger … à cela. N'est-ce point asséz qu'il vous promette de vous … rendre un fidele compte de sa dépense ?
Vous dites que je vous ai écrit que la divine Provipdence y re 1 est vrai; mais Fe ce que vous
cul qui est nécessaire ? Siÿ en avais, je l avancerais VO- . lontiers pour cela ; mais j'y ai mis tout ce que j'avais, et par delà, en ayant beaucoup emprunté pour ce sujet ; k car il est très vrai que j'y ai employé plus de six cents - livres, tant de ce que j'avais, que de ce que j’ai emprunté. Si néanmoins vous m'assuriez de me le rendre, … j'en chercherais encore et lâcherais d'en trouver Maisilfaudrait me l'écrire et m'en envoyer une assurance par la poste de jeudi ou de vendredi au plus tard ; car Dieu ai- ® dant, je partirai bientôt ; mais je ne serai pas sitôt à Caen, L car je tarderai quelques jours à Rouen et à Lisieux. Et - si vous me laissez partir d'ici sans donner ordre à cette affaire, que deviendra-t-elle ? Et que fera M Boniface, à . qui je serai obligé d'écrire, avant que departir, que vous ne voulez plus lui rien envoyer, sinon de quitter tout là Det de s’en revenir ? Et qu'est-ce qui répondra à Notrek Seigneur et à satrès sainte Mère d'avoir ainsi abandonné … leur affaire, el une affaire si importante à leur service et . au salut des âmes ? N en rejetez pas la faute sur autrui,
ma très chère Mère, car je suis très certain que nn dépend de vous. j Au nom de Dieu, ma bonne chère Mère, n’épargnéz point l'argent pour une chose qui est le fondement de la maison de Notre-Dame de Charité, pour laquelle vous“ avez lant travaillé et souffert jusqu’à présent, et sans laquelle elle serait dans un péril évident d'être renversée. Si vous n en avez point, envoyez-moi un écrit par lequel vous m’assuriez de me le rendre, et je ferai tout ce que je pourrai pour en trouver. " Je salue très cordialement toutes nos chères Sœurs, qui suis de tout mon cœur, ma très chère et bonne Mère, Tout vôtre, JEAN Eupes Prêtre Missionnaire.
LP. S.] — Je recommande à vos prières et de vos chères Filles, ME de Bayeux qui sera sacré dimanche.
LETTRE. XXVILS
A la Mère de la Nativité Herson, Le Bienheureux las sure qu'il oublie volontiers quelques peines quil avait reçues -.