Lettres, liv. 4, lettre 96, sans date
- 2. Exercices spirituels pour les dir jours de la salifude, selon Vesprit de saint Francois de Sales, tirés pour Lx plupart ds ses . écrits. Huitième Méditation, 4 Considération. Me Bougaud, Vie - de lx B Marguerile-Marie, p. 222. afttribuaïf ces méditations à … sainte Chantal, Dans son Elude sur le Sacré-Cœur, tom. !. p 26: le P: Letierce prouve qu'elles sont de la Mère Angélique L'Huillier. Be titre de cet ouvrage ne porte point de date d'impression. Celle de l'approbation des Docteurs est du 27 décembre 164.
notre Ordre, et à chacune de nous en particulier, de son Cœur, ou pour mieux dire, des vertus qui y résident, puisqu'il a fondé notre très aimable Institut sur ces deux principes: Apprenez de moi que je suis doux et humble de Cœur. C'est le partage qui nous est échu de tous ses trésors, ou pour mieux dire, l’abrégé de tous ses biens ensemble ; ayant donné aux autres Ordres : à l’un l’éminence de l’oraison, à l’autre la solitude, à l’autre l'austérité; mais à nous cequil estimait sans doute le plus cher, puisque son précieux Cœur en est dépositaire. Si que nous pouvons avoir cette satisfaction, si nous apprenons et pratiquons bien la leçon que cet amoureux Sauveur nous donne, que nous aurons l'honneur de porter le titre de Filles du Cœur de Jésus... Cela est bien doux, à ma chère âme, que ce débonnaire Jésus nous ait choisies pour nous faire, sinous voulons, Filles de son Cœur. » Le B. P. Eudes connaissait tous ces faits, et il nous paraît évident qu'en expliquant aux Religieuses de Notre-Dame de Charité l’hwmble gloire de leur Institut, il se souvenait des méditations de la Mère L'Huillier‘, aussi bien que du Directoire de la Visitation et des lettres de saint François de Sales. Quoi qu'il en soit, l'humble gloire des Religieuses de Notre-Dame de Charité, c’est d’être les filles du
1. Le P. Eudes était en rapport avec un certain nombre de couvents de la Visitation, entre autres avec ceux de Paris. Voir làdessus Ory, Origines, p. 88 sq. D'autre part, nous savons que c'est à la Mère Angélique L’Huillier qu'est due la fondation de la Visitation de Dol, et que la première supérieure de la maison de Dol, qui ne tarda pas à aller s'établir à Caen, fut justement la Mère Marguerite Patin. Enfin on attribue à la Mère l'Huillier les Vies de saint François de Sales et de sainte Chantal qui parurent sous le nom de Mer de Maupas : celui-ci n'aurait eu, dit-on, qu'à leur donner la couleur de son style. Or nous savons par ailleurs que les relations les plus intimes existaient entre Me: de Maupas et le P. Eudes. Tous ces faits prouvent surabondamment qu'il devait connaïtre les Exercices spirituels de la Mère L'Huillier. Cf. Letierce, Étude sur le Sacré-Cœur, 1, p. 26-27 ; Ory. Origines, p. 26
Cœur de Marie. Test vrai que toutes les âmes chrétiennes peuvent prétendre à ce titre. Mais il convient d’une manière toute spéciale aux Religieuses de Notre-Dame de Charité, à raison de leur vocation qui a son origine dans le Cœur de celle qui est le Refuge des pécheurs ; à raison aussi des bienfaits signalés qu’elles ont reçus du Cœur de Marie, dans les dures épreuves qui marquèrent les débuts de l’Institut ; à raison surtout de la consécration de lOrdre au très saint Cœur de la Bienheureuse Vierge. « Car, dit le Bienheureux, lorsqu'il a plu à Dieu de mettre le dessein de cette Communauté dans le cœur de ceux que sa divine miséricorde à employés pour la former, il leur a aussi donné la pensée de la consacrer à l’honneur du très digne Cœur de sa très honorée Mère, auquel elle a été dédiée et consacrée effectivement, afin que les filles qui “ seront reçues s'efforcent d'imprimer dans leur âme une image et ressemblance parfaite de la très sainte vie et des vertus très excellentes du très sacré Cœur de leur très bonne Mère, et que, par ce moyen, elles se rendent dignes d’être les véritables Filles du très aimable Cœur de la Mère de belle dilection. » Aussi le Bienheureux demande-t-il instamment à Jésus et à Marie, que tous les cœurs de ses filles soient en effet « autant d'images vivantes de l’amour très pur, de la charité très excellente, de l'humilité très profonde, de l’obéissance très exacte, de la pureté plus qu'angélique, de la patience invincible, de la mansuétude enfantine, de la simplicité colombine, de la soumission entière à la volonté de Dieu, de l’abnégation totale de soi-même, de l'affection très forte pour la croix, et de toutes les autres vertus très éminentes qui règnent dans le Cœur divin de Jésus et de Marie‘. »