‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 89 sur 394 · CONSTITUTION XIX DE LA CHARITÉ · texte numérisé non relu

CONSTITUTION XIX DE LA CHARITÉ

Sur toutes choses que les Sœurs aient un soin extraordinaire de conserver et accroître toujours de plus en plus la Charité mutuelle et continuelle!, qui doit être et qui

1: « Ante omnia autem mutuam in vobismetipsis charitatem continuam habentes. » I Pet. IV, 8.

doit régner dans la maison de Notre-Dame de Charité

Elles se souviendront qu'elles s'appellent et qu'elles! doivent être les véritables Filles de Notre-Dame de Cha rité, ou les Filles du très charitable Cœur de la Mère del belle dilection. | |

Elles considéreront souvent la merveilleuse charité, bonté, miséricorde et mansuétude de leur très bonne Mère, laqueile leur déclare elle-même que son esprit est plus doux que le miel : aussi l'Église honore et invoqué principalement sa clémence, sa compassion, sa suavité et bénignité : O clemens, (lui dit-elle), o pra, o dulcis, o be nigna.

Elles s’étudieront de graver en leur cœur une image parfaite de ces aimables vertus de leur incomparable Mère. Pour cet effet, elles s’efforceront d’avoir et de té=

aux autres.

Elles ne souffriront point dans leur eœur aueune ani mosité, envie, jalousie, amertume, froideur ou dégoût, au regard de qui que ce soit. .

Lorsque quelqu'une sentira en soi quelque antipathie ou aversion au regard d'une autre, elle la combattra fortement, s’humiliant devant Dieu, invoquant l'aide de sax grâce, se donnant souvent à l'esprit de charité de Notre Seigneur, exerçant plusieurs actes intérieurs etextérieurs de charité vers celle-là, et découvrant son mal à la Mère. Supérieure, afin qu'elle lui aide à le guérir. Si elle ne peut pas vaincre tout à fait ce sentiment, qu'elle prenne bien garde de n’y consentir pas, et qu'il ne produise aucun effet dans ses œuvres ou dans ses pa roles. { Elles détesteront la moquerie et la raïllerie, même en choses légères, comme une chose äbominable devantDieu.M Elles s'abstiendront de toute aigreur, âpreté et chagrin en leurs gestes et en leurs paroles.

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