ACTE II, SCÈNE XV
mais vous avez un air de joie, un ton aimable de gaieté qui ranime mes espérances.
FLORESTINE, au désespoir .
Ah ! Léon !
(Elle retombe.)
LÉON
Ciel ! vos yeux noyés de larmes, et votre visage défait, m’annoncent quelque grand malheur!
FLORESTINE
Des malheurs? Ah! Léon, il n’y en a plus que pour moi.
LÉON
Floresta, ne m’aimez-vous plus, lorsque mes sentiments pour vous...
FLORESTINE, d’ un ton absolu.
Vos sentiments? ne m’en parlez jamais!
LÉON
Quoi! l’amour le plus pur...
FLORESTINE, au désespoir.
Finissez ces cruels discours, ou je vais vous fuir à l’instant.
LÉON
Grand Dieu! qu’est-il donc arrivé? M. Bégearss vous a parlé, mademoiselle ; je veux savoir ce que vous a dit ce Bégearss.