‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 433 sur 803 · TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR · texte numérisé non relu

TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR

O bienfaisante déité,

Ne souffrez pas que rien altère Notre touchante égalité ;

Qu’un homme commande à son frère 1 [U Ombre d’Atar seule ne chante pas , et s’éloigne avec hauteur; le Génie du Feu ta fait remarquer à la Nature.)

LA NATURE, au Génie du Feu.

C’est assez. Éteignons en eux Ce germe d’une grande idée,

Faite pour des climats et des temps plus heureux.

[A toutes les Ombres.)

Tels qu’une vapeur élancée,

Par le froid en eau condensée,

Tombe et se perd dans l’Océan,

Futurs mortels, rentrez dans le néant.

Disparaissez.

[Au Génie du Feu.)

Et nous, dont l’essence profonde Dévore l’espace et le temps,

Laissons en un clin d’œil écouler quarante ans,

Et voyons-les agir sur la scène du monde.

[La Nature et le Génie du Feu s’élèvent dans les nuages , dont la masse redescend et couvre toute la scène.) CHOEUR d’esprits AÉRIENS.

Gloire à l’éternelle Sagesse,

Qui, créant l’immortel amour,

Voulut que, par sa seule ivresse,

L’être sensible obtînt le jour !

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