‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 432 sur 803 · CHOEUR DES OMBRES · texte numérisé non relu

CHOEUR DES OMBRES

Quittons nos jeux, accourons tous :

Deux de nos frères à genoux Reçoivent l’arrêt de leur vie.

LE GÉNIE DU FEU impose les mains à l'une des aeux Ombres.

Sois l’empereur Atar, despote de l’Asie ;

Règne à ton gré dans le palais d’Ormus.

( A l’autre Ombre.)

Et toi, soldat, formé de parents inconnus,

Gémis longtemps de notre fantaisie.

LA NATURE

Vous l’avez fait soldat; mais n’allez pas plus loin: C’est Tarare. Bientôt vous serez le témoin De leur dissemblance future.

[Aux deux Ombres.)

Enfants, embrassez-vous : égaux par la nature, Que vous en serez loin dans la société !

De la grandeur altière à l’humble pauvreté,

Cet intervalle immense est désormais le vôtre,

A moins que de Brama la puissante bonté,

Par un décret prémédité,

Ne vous rapproche l’un de l’autre,

Pour l’exemple des rois et de l’humanité.

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