‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 45 sur 803 · T. II, p · texte numérisé non relu

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VIE DE BEAUMARCHAIS

recevoir la confidence, Mirabeau en était réduit sur ce chapitre-là On s était brouille pour un emnrunt public, on se sera réconcilié pour un emprunt particulier.

Quoi qu’il en soit, personne dans le tempsne dut être dupe, notamment pour la part que dans tout’ cela avait eue Calonne, surtout lorsqu’on apprit qu apres avoir lance Mirabeai t Beaumarchais il avait presque aussitôt lancé celui-ci dans une autre quere > celle qu’il avait avecM. Necker pour la réfutation de ses Mémoires : « Cette réfutation qm fait le plus grand bruit, disait la Correspondance médite1 2, est un ouvrage de société, redig par M. de Calonne, M. de Veimerange, intendant des armees, et M. de Beaumarchais, qu ,

C°mStteTllusfon au Mariage de Figaro, qui en ce moment était dans tout le feu de son scandale et de son succès, nous amène tout naturellement à en faire 1 histoire

Il avait de 1778 à 1778, écrit cette pièce à ses heures, au mdieu du bruit de ses mille affaires aprèsune conversation avec le prince de Conti*, qui, ayant lu la préfacé du Barbier de Séville l’avait défié delamettre au théâtre, « etd’y montrer la famille de Figaro, indiquée dans cette préface3 * *.» Trois ans seulement après quelle eût été achevée, enl781, sapaix e an faite depuis le règlement de l’affaire des auteurs au mois d’avril de 1 annee precedente avec e comédiens, il leur présenta cette Folle Journée - la pièce n’avait alors que ce titre et le samedi 19 septembre, lorsqu’il leur eneutfait lecture, avec une verve qui en doublait l’esprit^ ils la reçurent par acclamation. Avant qu’on la mît en scene, elle fat envoyée au lieutenant de police, M. Lenoir, qui la soumit à la censure de 1 avocat Coqueley. Ce ui-ci l’mmrouva sauf corrections que Beaumarchais accepta de bon cœur.

PTout marchait bien, lorsqu’il eut l’imprudence d’en aller faire des lectures dans les salons de Pans “ chose plus grave, le caractère de la pièce étant donne - a Versailles aussi, fia îon;. Elle y fut condamnée. Il n’en continua ses lectures que de plus belle, pour se relever de ce blâme. Il la lut chez madame de Richelieu, devant des archevêques qui, étant, à ce qu’il paraît, de composition peu difficile, s’en amusèrent beaucoup sans crier au scandale » • puis chez le ministre M. de Maurepas, qui ne s’en amusa pas moins, et meme lui des promesses 6. Malheureusement il mourut quelques mois apres, et la Folle Journée

iesta san^protec ^ changea de tactique. Il boucla son manuscrit, et refusa de le rouvrir pour qui que ce fût. 11 ne voulait pas, la bonne âme! déplaire au roi, qui, lui avait- on dit après avoirVâmé la pièce, en condamnait aussi les lectures. Il ne fit qu une exception pour S et la grande-duchesse de Russie, qui visitaient alors Pans;. Son succès fut des Plus brillants • U s’en autorisapour courir chez le garde des sceaux, qui refusa de le voir, prds chez le lieutenant de police, qui le reçut, et auquel il demanda de nouveau tres-nettement de laisser jouer sa pièce, en lui laissant entrevoir que la Russie pourrait bien prendre ce que proscrivait la France >». Quoique la réponse ne fût pas favorable, il n envoya pas sa

Vn/lp J ouvïiée à Saint-Petersbourg . . ., A

Oue fit-il alors? il jeta les lambeaux le sa pièce en amorces, pour que, pns à 1 appat, ou “dlsMtmu. eut»!.. 11 «t par exemple courir 1, romane, 1» page, . sur un x,e,l air

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