‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 494 sur 803 · CONFRONTATION DE MADAME GOËZMAN A MOI · texte numérisé non relu

CONFRONTATION DE MADAME GOËZMAN A MOI

Il était tard; à peine eut-on le temps ce jour-là de lire les interrogatoires et récolements de madame Goëzman. Ah ! grands dieux, quels écrits ! figurez-vous un chef-d’œuvre de contradictions, de maladresse et de turpitude, et vous n’en aurez pas encore une véritable idée. Je ne pus m’empêcher de m’écrier : « Quoi ! madame, il y a quelqu’un au monde assez ennemi de lui-même pour vous confier son honneur et le secret d’une intrigue aussi sérieuse à défendre ! Pardon ; mon étonnement ici porte moins sur vous que sur le conseil qui vous met en œuvre. — Eh ! qu’y a-t-il donc, monsieur, s’il vous plaît, dans tout ce qu’on vient de lire? — Que vous êtes, madame, une femme très-aimable, mais que vous manquez absolument de mémoire :

et c’est ce que j’aurai l’honneur de vous prouver

demain matin. » ... 11T1

Je demande pardon au lecteur si mon ton est un peu moins grave ici qu’un tel procès ne semble le comporter. Je ne sais comment il arrive qu aussitôt qu’une femme est mêlée dans une affaire, 1 ame la plus farouche s’amollit et devient moins austère : un vernis d’égards et de procèdes se re-

pand sur les discussions les plus epineuses;.le toi devient moins tranchant, l’aigreur s atténué, les

démentis s’effacent; et tel est l’attrait de c® sex®’ qu’il semblerait qu’on dispute moins avec lui pour éclaircir des faits, que pour avoir occasion de s en

1 af hT quel homme assez dur se défendrait de la douce compassion qu’inspire un trop faible ennemi poussé dans l’arène par la cruauté de ceux qui n’ont pas le courage de s’y présenter eux-memes. Oui peut voir sans s’adoucir une jeune femme jetee entre des hommes, et forcée par l’acharnement des uns de se mettre aux prises avec la lermete des autres; s’égarer dans ses fuites, s’embarrasser dans ses réponses, sentir qu’elle en rougit,, et rougir encore plus de dépit de ne pouvoir s en em-

PeCer greffes, ces confrontations, tous ces débats virils ne sont point faits pour les femmes : on sent qu’elles y sont déplacées, le terrain anguleux e dur de la chicane blesse leurs pieds délicats, appuyées sur la vérité même, elles auraient peine a s’y porter ; jugez quand on les force a y soutem le mensonge '. Aussi malheur à qui les y poussa . Celui qui s’appuie sur un faible roseau n® ^.°'t pas s’étonner qu’il se brise et lui perce la main.

P Que dans le principe on ait fait mer a madame Goëzman qu’elle a mis à profit son influence sur le cabinet de son mari, il n’y avait pas encore un grand mal ; mais lorsque les décrets lances ont suspendu l’état et coupé la fortune des clt°ye“*’ lorsque les cachots sont remplis et que des malheureux y gémissent, qu’on aille honteux courage d’exposer une femme, aussi troublée par le cri de sa conscience qu’effrayée sur les suites de sa demarche, à se défendre en champ clos contre la force et la vérité réunies..., c’est presque mom une atrocité qu’une maladresse insoutenable. Aussi madame Goëzman, au lieu de se trouver

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tiens l’attaque, et voici mon plan. Nous allons repasser vos interrogatoires et récolements ; je ferai mes observations; mais chaque injure que vousme direz, permettez que je m’en venge a 1 instant, en vous faisant tomber dans de nouvelles contradictions. — De nouvelles, monsieur? Est-ce qui y en a dans tout ce que j’ai dit? — Ah! bon Dieu. ? madame, elles y fourmillent; mais j avoue qu il est encore plus étonnant de ne pas les apercevoir en relisant, que de les avoir faites en dictant. »

Je pris les papiers pour les parcourir. « Comment donc ! est-ce que monsieur a la liberté de lit c ainsi tout ce qu’on m’a fait écrire? - C est un droit, madame, dont je ne veux userqu avec toutes sortes d’égards. Dans votre premier interrogatoire, par exemple, à seize questions de suite sur un même objet, c’est à savoir si vous avez reçu vent louis de le Jay pour procurer une audience «« ««« de Beaumarchais, je vois, au grand honneur de votre discrétion, que les seize réponses ne sont chargées d’aucun ornement superflu.

« Interrogée si elle a reçu cent louis en deux « rouleaux? a répondu : Cela est faux. Si elle les a « serrés dans un carton de fleurs? Cela nest pas « vrai. Si elle les a gardés jusqu’apres le procès. « Mensonge atroce. Si elle n’a Pas « dience à le Jay pour le soir meme? Catame « abominable. Si elle n’a pas dit a le Jay L «r n’était pas nécessaire, votre parole m 1 ’

Jmerition diabolique, etc., etc. Seize négations

« de suite au sujet des cent louis. »

Et cependant, au second iater™gat°‘^!!!*ea

sur le même objet, on voit que madame Goëzman a

répondu librement : « Qu’il est vrai que le Jay l«u « a présenté cent louis ; qu'il est vrai qu elle les a « serrés et gardés dans son armoire un jour et une omit; mais uniquement par complaisance^

« ce pauvre le Jay, parce que c est «n bon homme, « oui n’en sentait pas la conséquence, qui d ail ws lui est utile pour la vente des livres de son < mari et parce que cet argent pouvait le fatiguer : In s l e s courses qu’il allait faire. » (Quelle boute !

sont absolument contraires aux premières, je vous supplie, madame, de vouloir bien nous dire auquel des deux interrogatoires vous entendez vous tenir sur cet objet impor-

Aussi mauamc ------ , A l’un ni à l’autre, monsieur; tout ce que j’ ai dit

au greffe le lendemain a dix heures ,du. , anifierien; et je m’en tiens à mon récolement, qu

comme elle l’avait promis, eut-elle bien de la p me ^^ZJenantvérité, Toutcela s’écrivait.

à s’y rendre sur les quatre heures ap es midn Je ^ ^ madame, que h

madame, que la

méthode de récuser ainsi son propre témoignage, Très avoir récusé celui de tout le monde, serait la plus commode de toutes, si elle pouvait réussir .

propos forcés, les éclairs I En ^erienTîouis^aMVOtre récole-

les tonnerres d’injures, étaient devenus ce qui g Goëzman y assure « quelle était a

msa toilette lorsque le Jay lui . présente les cen

a s v renuie »ui 100 - „ ,

m’aperçus néanmoins que de nouveaux “na tifs avaient remonté son âme a peu près au meme point de jactance et d’aigreur où je l’avais vue en commençant la veille avec moi. Mais j avais lu se défenses. Les rires, les propos 1°™®*- les de fureur

MÉMOIRES

« (mais sans indignation pourtant), et que lors- « qu’il a été parti , elle a été tout étonnée de les retrou- « ver dans un carton de fleurs au coin de sa cheminée; « et qu’elle a envoyé trois fois dans la journée dire « à ce pauvre le Jay de venir reprendre son argent ; « ce qu’il n’a fait que le lendemain. »

<( Observez, madame, que d’un côté vous avez rejeté les cent louis avec indignation ; que de l’autre vous les avez serrés avec complaisance ; et que de l’autre enfin, c’est à votre Insu que l’or est resté chez vous. Voilà trois narrations du même fait, assez dissemblables : quelle est la bonne, je vous prie? — Je vous l’ai dit, monsieur, je m’en tiens à mon récolement. — Oserais-je vous demander, madame, pourquoi vous rejetez les réponses de votre second interrogatoire, qui me paraît s’approcher davantage de la véritable vérité? — Je n’ai rien à répondre : mes raisons sont dans mon récolement : vous pouvez les y lire. »

En effet, j’y lus, non sans étonnement : Madame Goëzman, interpellée de nous déclarer si son second interrogatoire contient vérité, si elle entend s’y tenir, et si elle n’y veut rien changer , ajouter ni retrancher , a répondu que son second interrogatoire contient vérité; qu’elle entend s'y tenir, et n’y veut rien changer , ajouter ni retrancher, fors seulement que tout ce qu’elle y a dit est faux d’un bout à l’autre. On y lit ensuite ces propres mots : Parce que, ce jour -là, madame Goèzman prétend qu’elle ne savait ce qu’elle disait , et n’avait pas sa tête à elle, étant dans un temps critique. « Critique à part, madame, lui dis-je enbaissantles yeux pour elle, cette raison de vous démentir me paraît un peu bien singulière, et...1 — Vous me croirez si vous voulez, monsieur; mais en vérité il y a des temps où je ne sais ce que je dis, où je ne me souviens de rien. Encore l’autre jour... » Et elle nous enfila une de ces petites histoires dont tout le mérite est de rassurer la contenance de celui qui les fait.

Pour l’honneur de la vérité, il faut avouer qu’en parlant ainsi l’éclair des yeux ne brillait plus ; la physionomie était modeste, le ton doux : plus de jactance, plus d’injures ; pour le coup je reconnus le langage aimable d’une jeune femme.

« Eh bien, madame, je n’insisterai pas sur ce point, qui paraît vous mettre à la gêne et vous oppresser. Ce que vous ne débattrez pas aigrement vous sera toujours accordé par moi. La plus forte arme de votre sexe, madame, est la douceur; et son plus beau triomphe est d’avouer sa défaite. Mais daignez au moins nous expliquer pourquoi vous avez nié dans votre premier interrogatoire, seize fois de suite, le séjour que les cent louis ont fait chez vous, et dont vous convenez dans votre récolement. Pardon si j’entre ici dans des détails

1 . Sans l’extrême importance de cette citation, j’aurais omis par décence l’étrange moyen de madame Goëzman, et je me garderais bien de peser sur des détails que mon respect pour les dames désavoue.

un peu libres pour un adversaire ; mais les intimes confidences que vous venez de faire au parlement semblent m’y autoriser : à en juger par la date de ce premier interrogatoire, il ne paraît pas que vous eussiez alors la tête troublée par des embarras d’un aussi pénible aveu que le jour du second; et cependant vous n’y êtes pas moins contraire en tout à votre récolement. — Si j’ai nié , monsieur , ce jour-là, que j’eusse reçu et gardé l'argent, c’est qu’ apparemment je l’ai voulu ainsi; mais , comme je l’ai déjà dit et le répète pour la dernière fois, je n’entends m’en tenir sur ce fait qu’à mon récolement; je suis fâchée que cela vous déplaise. — A moi, madame? Au contraire; on ne peut pas mieux répondre, et je vous jure que cela me plaît à tel point, qu’en l’écrivant je serais désolé qu’on y changeât un mot. »

Le ton, comme on voit, était déjà remonté d’un degré. « Puisque votre dernier mot, madame, est de vous en tenir sur ces cent louis à votre récolement, me permettez-vous de proposer encore une observation? — Ah ! pardi, monsieur, avec vos questions, vous m’impatientez; vous êtes bavard comme une femme. — Sans adopter les qualités pour les dames ni pour moi, ne vous offensez pas si j’insiste, madame, à vous prier de nous dire quelle personne vous avez envoyée trois fois dans la journée chez ce pauvre le Jay, pour qu’il vînt reprendre les cent louis, ces perfides cent louis qu’il avait furtivement glissés parmi vos fleurs d’Italie, pendant que vous aviez le dos tourné, et que vous ne pouviez au plus voir ce qu’il faisait que dans votre miroir de toilette. — Jen’ai pas de compte à vous rendre : écrivez que je n’ai pas de compte à rendre à monsieur, et qu’il ne me pousse ainsi de questions que pour me faire tomber dans quelques contradictions. — Écrivez, monsieur, dis-je au greffier : la réponse de madame est trop ingénue pour qu’on doive la passer sous silence. »

Cependant, pressée de nouveau par le conseiller commissaire de répondre plus catégoriquement sur l’homme qui avait fait les trois commissions, elle lui dit, avec un petit dépit concentré : Eh bien, monsieur, puisqu’il faut absolument le nommer, c’est mon laquais que j’y ai envoyé : il n’y a qu’à le faire entrer.

Pendant qu’on écrivait sa réponse, M. de Chazal reprit très-sérieusement : « Observez, madame, que si votre laquais, interrogé sur ce fait, allait dire qu’il n’a pas été chez le Jay, cela tirerait à conséquence pour vous : voyez, rappelez -vous bien. — Monsieur, je n’en sais rien ; écrivez, si vous voulez, que ce n’est pas mon laquais , mais un Savoyard. Il y a cent crocheteurs sur le quai Saint-Paul , où je demeure; monsieur peut y aller aux enquêtes, si le jeu l’amuse. (Ce qui fut écrit aussi.) — Je n’irai point, madame, et je vous rends grâces de la manière dont vous avez éclairci les centlouis: j’espère que la cour ne sera pas plus embarrassée que moi pour décider si vous les avez rejetés hautement et

MÉMOIRES

avec indignation, ou si vous les avez serres discrètement et avec satisfaction. .

« Passons à un autre article non moins intéressant, celai des quinze louis. - N’allez-vous pas dire encore, monsieur, que je conviens de les avoir

recus? pour des aveux formels, madame, je n ai

pas la présomption de m’en flatter : je sais quon n’en obtient de vous qu’en certains temps, a certains jours marqués... Mais j’avoue que je compte assez sur de petites contradictions, pour esperer qu’avec l’aide de Dieu et du greffier nous dissiperons le léger brouillard qui offusque encore la

vérité.» . ... ..n

Alors je la priai de vouloir bien nous dire nettement et sans équivoque si elle n’avait pas exige de le Jay quinze louis pour le secrétaire, et si elle ne les avait pas serrés dans son bureau quand le Jay les lui remit en argent. — Je réponds nettement et sans équivoque que jamais le Jay ne m’a parle de ces quinze louis , ni ne me les a présentés.

« Observez, madame, qu’il y aurait bien plu de mérite à dire : je les ai refusés, qu’a soutenir que vous n’en avez eu aucune connaissance. e soutiens, monsieur, quon ne m’en a jamais parle : y aurait-il eu le sens commun, d’offrir quinze louis a une femme de ma qualité, à moi qui en avais refuse cent la veille? - De quelle veille pariez- -wus.donc, madame? — Eh! pardi, monsieur, de la veille au jour... (Elle s’arrêta tout court en se mordant la lèvre.) De la veille du jour, lui dis-je, ou Ion ne vous a jamais parlé de ces quinzelouis, n est-ce pas .

« Finissez, dit-elle en se levant furieuse, ou je vous donnerai une paire de soufflets... J avais bien affaire de ces quinze louis! Avec toutes vos mauvaises petites phrases détournées, vous ne cherchez qu’à m’embrouiller et me faire couper; mais je jure, en vérité, que je ne répondrai plus un seul mot. » Et l’éventail apaisait, a coups redoubles, feu qui lui était monté au visage.

Le greffier voulut dire quelque chose; i tut rembarré d’importance. Elle était comme un lion, de sentir qu’elle avait manqué d’être prise.

Le sage conseiller, pour apaiser le débat, me dit alors * « Ce que vous demandez là vous parait-il bien essentiel? Madame a déjà fait écrire tant de fois qu’elle n’a pas reçu ces quinze louis. Qu importe qu’on les lui ait offerts ou non, des quelle

S T Je ne sais, monsieur, pourquoi madame en est blessée; ces mots, exigés pour le secrétaire que j ai eu soin d’ajouter à ma phrase, devraient lui prouver que je n’entends point l’obliger a rougir ici sur une demande ffe quinze louis, qu elle n était pas censée alors faire pour elle-même. A la bonne heure : ne parlons plus des cent louis reje e veille du jour... où on ne lui a jamais varié de ces quinze louis, puisque cela trouble la paix de nota, conférence : mais je demande pardon et favei pour ma question; on ne connaît souvent la valeui

des principes que quand les conséquences sont tirées. Je vous prie donc de vouloir hien au moins faire écrire exactement que madame Goëzman assure qu’on ne lui a jamais parlé des quinze louis , ni proposé de les accepter. » (Ce qui fut écrit ; et elle se

remit sur son siège.) . „„

Alors, certain de mon affaire, je priai le grenier de représenter à madame Goëzman la copie de a lettre que je lui avais écrite le 21 avril, telle qu on Pa pu lire pages 25 et 26 de mon premier Mémoire, et qui a été annexée au procès par le Jay, où 1 on voit cette phrase entre autres :

Je me garderais de vous importuner, si apres la perte de mon procès, lorsque vous avez bien voulu me faire remettre mes deux rouleaux de louis, et la répétition enrichie de diamants qui y était jointe, on m’avait aussi rendu de votre part quinze louis que l’ami commun qui a négocié vous a laisses

de SURÉROGATION. ... -J

« N’est-ce pas là, madame, lui dis-je, la copie de ma lettre qui vous fut apportée par le Jay, le 21 avril, et que vous confrontâtes ensemble avec l’original dont vous étiez si fort irritée? Madame Goëzman, après l’avoir lue, la rejette avec colere, et dit : Je ne connais point du tout ce chiffon de papier, quon ne m’a jamais montré : je soutiens, au contraire, que la lettre que je reçus alors de monsieur n’avait aucun rapport à cette copie , et qu’elle n était qu’un autre chiffon qui ne signifiait rien , et que j ai jeté au vent. (Ce que je fis écrire très-exactement.)

- Avant d’aller plus loin, j’ai l’honneur d observer à madame que je lui tiens fidèlement ma parole de ne me venger de ses injures qu en a forçant à se contredire. Elle convient aujourdhm qu’elle a reçu une lettre de moi ; et je vois , dans son premier interrogatoire, qu'elle y a nié onze fois de suite qu’elle eût reçu aucune lettre de moi. » a Madame Goëzman, après avoir longtemps reve, répond enfin que, si elle a d’abord nie cette le ttre, c’est qu'elle ne se souvenait plus alors d un chiffon d papier qui ne signifiait rien, n'était de nulle importance, et qu'elle a jeté auvent.

Sa réponse écrite, je lui observe qu il s en faut

de beaucoup que cette lettre lui art paru d aussi

peu d’importance qu’elle veut le faire entendre et

qu’elle l’ait jetée au vent comme un chiffon inutile, puisque, dans son second interrogatoire, que ) ai sous les yeux, elle s’en explique à peu près en ces

termes : . . , .

Tout ce dont madame Goëzman se souvient, c est

qu’elle a reçu une lettre du sieur de Beaumarchais, et qu’en la lisant elle s’est mise dans une si oeande colère, croyant y voir qu’il répétait les cent louisjt la montre avec les quinze louis, qu el J

chercher le Jay sur-le-champ, pour savoir - de lu, s il n’avait pas rendu la montre et les cent loms : qu on lui redemandait avec les quinze louis; guele Jay, de retour chez elle, en lui montrant la copte de la lettre du sieur de Beaumarchais, l’avait assurée que e

MEMOIRES

se trompait à la lecture ; qu’il ne s'agissait dans cette lettre que des quinze louis, et non de tout le reste , qu’il avait rendu devant de bons témoins; qiïalors en y confrontant la présente copie, qu’elle reconnaît

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