‹ Œuvres compleÌ€tes de Beaumarchais.: Nouv. éd., augmentée de quatre pieÌ€ces de théatre et documents divers inédits, avec une introductionChapitre 503 sur 803 · ADDITION AU SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

ADDITION AU SUPPLÉMENT

DU

MÉMOIRE A CONSULTER

Servant de réponse à madame Goëzman, accusée; au sieur Bertrand Dairolles, accusé; aux sieurs Marin, gazetier de France, et d’Arnaud Baculard, conseiller d’ambassade, assignés comme témoins.

Écrivez, monsieur, que je ne me mêle ni des audiences de mon mari ni des affaires de son cabinet, mais seulement de mon ménage, etc.

( Confrontation entre madame Goëzman et moi.)

Eh bien, madame, il est donc décidé que je vous trouverai toujours en contradiction? Vous ne vous mêlez, dites-vous, ni du cabinet ni des audiences de monsieur votre mari ; et sur les audiences de ce même cabinet vous nous donnez un mémoire bien long, bien hérissé de textes d'ordonnances, de passages latins, de citations savantes, le tout renforcé des plus mâles injures; vous nous argumentez dans cinquante-quatre mortelles pages, comme un docteur ès lois, sans vous soucier pas plus de répondre à mes mémoires que s’ils n’existaient point, ou ne traitaient pas l’affaire à fond.

Mais à qui parlé-je aujourd’hui? Est-ce à madame? est-ce à monsieur? Qui des deux a plaidé? Ce ne peut être vous, madame : vous ne vous piquez certainement pas d’entendre un mot des choses qu’on y traite. Ce ne peut pas être monsieur non plus : l’ouvrage serait plus conséquent, il irait au fait; on n’y rebattrait pas des objets combattus d’avance par mon supplément, qui était entre ses mains plus de douze jours avant la publication de ce mémoire.

Quoi qu’il en soit, il me convient mieux, madame, de vous adresser la parole. Indépendamment du respect et des égards qui vous sont dus personnellement, le souvenir que je parle à une femme contiendra la juste indignation que j’aurais peine à maîtriser autrement. Ce n’est pas que tous ceux qui m’ont fait l’honneur d’écrire contre moi ne doivent trouver ici le juste salaire de leurs soins obligeants. En m’éloignant le moins possible du fond de la question dont chacun cherche à me distraire, je ne laisserai pas, chemin faisant, que de répondre à tout le monde : et l’on doit me savoir gré de ma civilité.

Car tant que vous ne détruirez pas les faits articulés dans mon Supplément ; tant que vous ne prouverez pas que j’ai dit faux sur les débats de notre confrontation, sur vos aveux forcés, sur les contradictions de vos interrogatoires ; tant que vous ne laverez pas M. Goëzman de l’infamie d’avoir suborné le Jay, d’avoir minuté la déclaîation chez lui, dans sa maison, à son bureau, avant qu’il y eût de procédure entamée, et d’avoir fait ei, nié les faux remarqués dans ces déclarations ; tant que vous ne me prouverez que je suis

un imposteur que par des injures, des lettres mendiées et des récriminations étrangères à la cause, je ne suis pas tenu d’user mon temps à vous répondre.

Six mémoires à la fois contre moi ! c’était assez d’un seul pour mes forces ; et je me vois accablé sous les boucliers des Samnites. Mais c’est une plaisante ruse de guerre que de dire, comme le comte de la Blache : Cette affaire dérangera sa fortune, il faut gagner sur le temps, plaider longuement, surtout le consumer en menus frais, et le désoler comme un essaim de frelons : six réponses lui coûteront dix à douze mille francs d’impression, dans le temps que tous ses biens sont saisis, et qu’il n’a pas dix à douze écus de libres au monde. Est-ce là votre projet, messieurs? Il est sans doute très-bon contre moi ; mais croyez qu’il ne vaut rien pour vos défenses ; et j’écrirai que vous ne vous défendez seulement pas ; et je le répéterai jusqu’au tronçon de ma dernière plume; j’y mettrai l’encrier à sec; et quand je n’aurai plus de papier, j’irai jusqu’à disputer vos mémoires aux chiffonnières, et j’en griffonnerai les meilleurs endroits, qui sont les marges ; j’emploierai le crédit de mon libraire pour en obtenir de l’imprimeur ; et si je n’en trouve aucun traitable sur mes mémoires, je vendrai les premiers pour payer les derniers.

Enfin, vous n’aurez ni trêve ni repos de moi, que vous n’ayez répondu catégoriquement à tous les faits graves dont je vous charge devant le parlement et la nation, ou que vous n’ayez passé condamnation sur tous les chefs : car de vous amuser à critiquer la légèreté de mon ‘style, et donner ma gaieté pour un manque de respect à nos juges, c’est se moquer du monde : il est bien question de cela !

Lorsque Pascal, dans un siècle bien différent du nôtre, puisqu’on y disputait encore sur des points de controverse, écrivait du ton le plus léger, le plus piquant, d’un ton enfin où ni vous, ni le comte de la Blache, ni Me Caillard, ni Marin, ni Bertrand, ni Baculard, ni moi, n’arriverons jamais ; lorsque Pascal, dis-je, reprochait à ses adversaires’ du style le plus plaisant, l’étrange morale d’Escobar, Bauny, Sanchez et Tambourin, les gens sensés l’accusèrent-ils de manquer de respect à la religion ? s’offensèrent-ils pour elle qu’il répandît à pleines mains le sel de la gaieté surles discussions les plus sérieuses ? Après avoir plané légèrement sur les personnes, il élevait son vol sur les choses, et tonnait enfin à coups redoublés, quand sa pieuse indignation avait surmonté la gaieté de son caractère.

Quant à moi, messieurs, si je ris un peu de vos défenses, parce qu’en effet vos défenses sont trèsrisibles, par quelle logique me prouverez-vous que de vous plaisanter soit manquer de respect au parlement? Quand il m’arrive d’adresser la parole

262 ivmivu à nos juges, ne mesuré-je pas à l’instant mon ton sur la dignité de mon sujet? et mon profond respect, alors, est-il au-dessous de ma parfaite confiance?

Faut-il, pour vous plaire, que je sois, comme Marin, toujours grave en un sujet ridicule, et ridicule en un sujet grave? lui qui, au lieu de donner son riz à manger au serpent, en prend la peau, s’en enveloppe, et rampe avec autant d’aisance que s’il n’eût fait autre métier de sa vie.

Voulez-vous que d’une voix de sacristain, comme ce grand indécis de Bertrand, j aille vous commenter YIntroïbo, et prendre avec lui le ton du Psalmiste , pour finir par chanter les louanges de Marin , après avoir discerné ses intérêts de ceux du gazetier dans son épigraphe : Judica me, Deus , et discerne causam meam... ab homine iniquo, etc.? —

Irai-je montrer une avidité, une haine aveugle et révoltante, en imitant le comte de laBlache, qui vous suit partout, vous M. Goëzman, vous défend dans tous les cas, vous écrit dans tous les coins, et qu’on peut appeler, à juste titre, votre homme de lettres?

Serait-il bienséant que, d’un ton boursouflé, j’allasse escalader les cieux, sonder les profondeurs de V enfer, enjamber le Tartare, pour finir, comme le sieur d’Arnaud, par ne savoir ce que je dis ni ce que je fais, ni surtout ce que je veux? Eh! messieurs, laissez mon style, et tâchez seulement de réformer le vôtre. Je n’ai qu’à vous imiter, et me mettre à dire, comme vous, des injures pour toutes raisons ; personne ne sera lu, et l’affaire n en marchera pas mieux.

Il faut pourtant une fin, messieurs : car toutes vos intrigues, vos cabales, vos criailleries, vos mémoires, vos efforts pour me rendre odieux aux puissances, aux ministres, au parlement, au public, ne sont pas le fond de l’affaire. Je vous vois, je vous suis dans vos marches ténébreuses.

Je sais que vous me donnez partout pour un émissaire des mécontents, chargé de ridiculiser le système actuel; mais cela ne prendra pas, je vous en avertisse sais aussi que c’est le sieur Marin qui a suggéré au sieur Bertrand de dire que je

favorisais la ; qui lui fait prêter à ma sœur le

propos que mes mémoires serviront de suite à la..... Je sais même que vous travaillez tous à me faire

passer pour l’auteur de la J’indiquerais, si je

voulais, le lieu où l’on s’assemble pour conspirer ma perte, où l’on tient ce sabbat, ce tribunal de haine ; je dirais quel est le président de cette noire assemblée, quel en est l’orateur, quels en sont les conseillers, quel en serait, au besoin, le bourreau

Allez, messieurs, entassez noirceurs sur noirceurs, dénigrez, calomniez, déchirez. Tourmente sous le fouet des Furies, Oreste embrassait la statue de Minerve, et moi j’embrasse celle de Thémis; il

demandait à la Sagesse d’expier ses crimes, et moi à la Justice de me venger des vôtres.

Calmons nos sens, quittons la figure; et débattons froidement, si je puis, tous les écrits livrés à mon examen.

Pour commencer, remettons sous les yeux de mes juges un tableau succinct de tout ce que contiennent mes mémoires; et rendons à mes défenses, par la brièveté d’un résumé, la force que leur étendue a peut-être énervée. Mais lorsqu’on réfléchira que je suis dénoncé sans être coupable, décrété sans corps de délit, poursuivi à l’extraordinaire dans un procès où j’avais droit de me

rendre accusateur; on me pardonnera d’avoir enchaîné par la multiplicité des détails la vérité furtive, et toujours prête à s’égarer dans une affaire aussi chargée d’incidents étrangers.

Dans ces mémoires j’ai dit en substance :

Désolé de ne pouvoir obtenir d’audience de mon rapporteur, j’ai dû 'au seul hasard 1 intervention du sieur le Jay, que je n’ai jamais vu, pour arriver à madame Goëzman, que je n’ai jamais vue, et pénétrer enfin jusqu’à M. Goëzman, que je n ai fait qu’entrevoir.

Prisonnier et souffrant, deux objets seuls m intéressaient : la promesse des audiences et le prix qu’on y attachait ; le zèle de mes amis a fait le reste.

J’ai dit et prouvé qu’il n’y aurait pas eu moins d’absurdité à moi d’espérer corrompre un rapporteur incorruptible, à travers sept intermédiaires, qu’il n’y a eu de cruauté à lui de le supposer en me dénonçant.

J’ai dit et prouvé qu’après avoir sacrifie cent louis pour obtenir une audience, je n’avais que plus vivement recherché celui à qui je la demandais : démarches, comme on sait, très-superflues pour qui se fût flatté d’avoir corrompu le juge en payant sa femme.

J’ai dit et prouvé que, quand j’aurais voulu Je corrompre, dès qu’il soutient être resté incorruptible , le mal n’ayant pas eu son effet, l’intention non prouvée ne serait jamais un délit punissable

dans les tribunaux. • .

J’ai dit et prouvé que je n’avais eu qu une seule et unique audience de M. Goëzman ; et je reviendrai encore sur la preuve de ce fait qui m’est de nouveau contesté.

J’ai dit et prouvé que madame Goëzman avait reçu cent quinze louis ; qu’elle en avait depuis rendu cent, mais en avait réservé quinze.

J’ai dit et prouvé que M. Goëzman était 1 auteur des déclarations de le Jay; qu’il avait minute la première et dicté la seconde; enfin, qu il avait fait un faux, puis une dénonciation calomnieuse, au parlement contre moi.

J’ai dit ensuite, sans le prouver, que mon expose était en tout conforme aux dépositions des témoins et interrogatoires des accusés; mais la preuve est au procès.

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Ensuite j’ai prouvé, sans avoir besoin de le dire, que le sieur Marin avait tenu une conduite peu honnête en toute cette querelle, où il s’était immiscé sans y être appelé ; que le sieur d’Arnaud, vivement sollicité, avait trop légèrement accordé une lettre à M. Goëzman, dont il n’avait pas senti les conséquences alors, et qu’il a démentie depuis.

Que me reste-t-il à faire ? Bien prouver ce que je n’ai fait qu’avancer; me taire sur ce que je crois avoir bien. prouvé, surtout répliquer en bref à une foule de mémoires dont aucun ne répond aux miens.

Je commencerai par le vôtre, madame, dont j’aurai bientôt fait l’analyse. Si j’en retranche les injures, les mots atroce, infâme , misérable , monstre, horrible, etc., etc., etc., je l’aurai déjà resserré d’une bonne douzaine de pages. En faisant évanouir par une seule remarque cette fameuse liste de votre portière, et ces preuves victorieuses qu’elle fournit contre moi, j’en aurai gagné au moins encore une vingtaine d’autres; cinq ou six à passer pour l’honnête éclaircissement des honnêtes motifs de l’honnête rapport que M. Goëzman a fait au parlement, de mon procès contre M. de la Blache, absolument étranger à votre défense ; sept ou huit autres pour votre naissance, votre éducation, vos mœurs, et la notice de toutes les places qu’a manquées M. Goëzman, de toutes les recommandations qui n’ont pas pu avoir de succès pour lui, les baptêmes, les billets d’enterrements de sa famille, les ouïdire sur sa noblesse, etc. ; neuf ou dix encore pour les pièces justificatives, qui ne sont justificatives que de faits inutiles à la question, ou même absolument contraires aux choses qu’il entend prouver, etc.

Alors il nous restera quelques pages au plus sur l’affaire, et qui, loin de résoudre mes pressantes objections, ne mériteraient pas plus de réponse que le reste, si elles ne contenaient pas deux ou trois graves imputations que je ne puis feindre d’oublier sans me déshonorer entièrement, quoique la plus grave de toutes soit même étrangère à ce procès.

Mais peut-être aussi n’est-ce pas là le grand, le véritable mémoire que vous promettiez ? Quelques gens ont pensé que M. Goëzman en ferait un autre, où vous et lui seriez plus sérieusement défendus , car c’est se moquer ! mais que, ne voulant pas perdre l’honneur que celui-ci devait vous faire à tous deux, vous le donniez toujours en attendant, pour tenir le public en haleine, et de peur qu’il n’en chômât, quoiqu’on puisse le regarder, d’après mon supplément, comme un almanach de l’an passé.

Vous entamez ce chef-d’œuvre par me reprocher l’état de mes ancêtres. Hélas ! madame, il est trop vrai que le dernier de tous réunissait, à plusieurs branches de commerce, une assez grande célébrité dans l’art de l’horlogerie. Forcé de passer con-

damnation sur cet article, j’avoue avec douleur que rien ne peut me laver du juste reproche que vous me faites d’être le fils de mon père... Mais je m’arrête, car je le sens derrière moi qui regarde ce que j’écris, et rit en m’embrassant.

O vous qui me reprochez mon père, vous n’avez pas d’idée de son généreux cœur : en vérité, horlogerie à part, je n’en vois aucun contre qui je voulusse troquer. Mais je connais trop bien le prix du temps, qu’il m’apprit à mesurer, pour le perdre à relever de pareilles fadaises. Tout le monde aussi ne peut pas dire comme M. Goëzman:

Je suis fils d’un bailli,

Oui ;

Je ne suis pas Caron,

Non.

Cependant, avant de prendre un dernier parti sur cet objet, je me réserve de consulter, pour savoir si je ne dois pas m’offenser de vous voir ainsi fouiller dans les archives de ma famille, et me rappeler à mon antique origine qu’on avait presque oubliée. Savez-vous bien, madame, que je prouve déjà près de vingt ans de noblesse ; que cette noblesse est bien à moi, en bon parchemin, scellé du grand sceau de cire jaune ; qu’elle n’est pas comme celle de beaucoup de gens, incertaine et sur parole, et que personne n’oserait me la disputer, car j’en ai la quittance?

Quant à l’arrêt du parlement, rendu sur l’avis de M. Goëzman, madame, usant des voies de droit ouvertes à tout citoyen, je m’étais pourvu au conseil du roi ; et mon profond respect pour la cour me tenait dans un silence modeste sur le juste espoir que j’avais de faire adopter au conseil les moyens de cassation que cet arrêt semblait offrir. Mais il suffit que vous nous ayez enfin donné les véritables motifs de l’avis de M. Goëzman, pour que tous les jurisconsultes soient actuellement persuadés, comme moi, que le conseil me rétablira bientôt dans tous mes droits. Mon seul regret alors sera de n’être pas renvoyé en révision de cause devant ces mêmes juges, que M. Goëzman induisit en erreur : car, s’il faut l’avouer ingénument, mes frayeurs, dans cette affaire, n’ont jamais tombé que sur le rapporteur ; avec tout autre, je crois fermement que j’aurais gagné ma cause d’emblée.

On sait bien qu’au rapport des procès un peu chargés d’incidents, tous les juges ne peuvent pas apporter le même degré d’attention ; que tous ne sont pas également frappés de la liaison des faits justificatifs, surtout quand elle est coupée sans cesse par le plaidoyer d’un rapporteur fort de poitrine et préoccupé de tête : de sorte qu’avec toute l’intégrité et les lumières possibles, lorsqu’un rapporteur à la voix de Stentor soutient opiniàtrément son avis, il peut arriver que bas. juges, fatigués d’une trop longue contention d’esprit,

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s’accordent moins qu’ils ne lui cèdent, et que la pluralité des suffrages se forme plus alors de l’ennui de disputer, que d’une véritable conviction de la bonté de l’avis qui prévaut sur tous les autres.

Voilà, madame, ce que j’avais à vous dire sur l’affectation très-cruelle avec laquelle monsieur Goëzman étale en public les prétendus motifs de l’arrêt, qui ne sont avoués par aucun de ses confrères. Selon lui, le parlement, renversant tous les principes exprès pour me nuire, au lieu d’ordonner de faire le procès à la pièce, et de dire ensuite, s’il y avait eu lieu : L’acte qu’on nous présente est reconnu faux, donc l’homme doit perdre son procès, aurait ainsi raisonné : Le comte de la Blache, et M. Goëzman, d’après lui, nous répètent sans cesse que l’homme est suspect; sans autre examen, il n’y a pas d’inconvénient de décider que l’acte dont il demande l’exécution est faux.

Et c’est, monsieur, sous le manteau de madame que vous vous enveloppez pour nous apprendre de si belles choses , digne défenseur du comte de la Blache, qui se rend à son tour le vôtre! Je ne suis pas si grand jurisconsulte que vous; mais je répondrai au plus faux, au plus adieux des arguments, par une pièce qui ne vous était pas destinée, et que je brochai rapidement à Fontainebleau, la veille de l’admission de ma requête, pour joindre une courte instruction sur le fond du procès, aux lumières que le rapporteur allait répandre sur le défaut de formes de l’arrêt. Voici ce que j’osai présenter en peu de mots au conseil du roi.

Deux questions embrassent entièrement le fond de l’affaire.

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