COPIE DE LA LETTRE DE CLAVIJO
Depuis mercredi que j’ai reçu, monsieur, la nouvelle de la privation de mon emploi S j ai été dans des accès de fièvre les plus violents jusqu’à ce moment où, malgré ma laiblesse et mon abattement, je prends la plume pour vous remercier des bontés que vous avez eues pour moi. Non, je n’aurais jamais cru cela de vous. Vous aviez raison de ne pas répondre à mes lettres; on n a rien à dire aux gens que l’on veut perdre sans ressource2. Eh bien! monsieur, êtes-vous satisfait, ces dames le sont-elles? Jouissez, jouissez tous de votre vengeance. Mais sur qui tombe-t-elle, cette vengeance? Sur un homme que vous aimiez, qui a suivi en tout aveuglément vos volontés, sur un homme enfin qui vous aime encore malgré tout